Robert Hue, le 21 janvier 2013 à Montreuil (Seine-Saint-Denis).
Robert Hue, le 21 janvier 2013 à Montreuil (Seine-Saint-Denis). (CITIZENSIDE / AFP)

"Il y a un pôle à la gauche de la gauche qui s'extrémise", s'inquiète Robert Hue dans une interview publiée, samedi 29 juin, dans le Journal du dimanche. L'ancien dirigeant du Parti communiste vise particulièrement Jean-Luc Mélenchon, qu'il considère comme "l'un des problèmes du Front de gauche"

"Je ne veux pas jouer avec lui la partition du solo funèbre de François Hollande", attaque Robert Hue, qui qualifie la stratégie du leader de la gauche de la gauche "de politique de fuite en avant véhémente". Et d'avertir : "Un échec de François Hollande [ne conduirait pas] à une alternative d’une autre gauche. Ce serait l’échec de toute la gauche, qui serait automatiquement du miel pour le FN et la droite."

S'il a pris ses distances avec le PCF en créant le Mouvement unitaire progressiste (MUP) c'est notamment parce qu'il estime que "l’heure n’est pas à cisailler les pattes de François Hollande". Même s'il n'est pas d'accord avec tous les choix du président socialiste, notamment les orientations de la réforme des retraites. Robert Hue préférerait "des choix fiscaux, notamment sur ceux qui ont le plus de moyens", plutôt que de toucher à l'âge légal de départ.