Manif anti-FN à Rennes : les quatre personnes interpellées ont été relâchées

Les quatre personnes interpellées, samedi soir à Rennes, lors de la manifestation violente contre une réunion du Front national, ont été relâchées.

Un pompier intervient sur un incendie, après des incidents lors d'une manifestation anti-FN, le 8 février 2014, à Rennes (Ille-et-Vilaine).
Un pompier intervient sur un incendie, après des incidents lors d'une manifestation anti-FN, le 8 février 2014, à Rennes (Ille-et-Vilaine). ( MAXPPP)

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"Tout le monde a été remis dehors." Les quatre personnes interpellées, samedi soir, à Rennes (Ille-et-Vilaine), lors de la manifestation violente contre une réunion du Front national, ont été relâchées, lundi 10 février, a indiqué la police. Une enquête est toutefois en cours, après les incidents qui ont fait cinq blessés légers dans les rangs des forces de l'ordre.

Bloqués par la police à l'approche de la salle, des casseurs s'en sont pris à des vitrines et à un commissariat, avant d'incendier un véhicule. Des policiers ont été atteints par des jets de pavés, avant de faire usage de gaz lacrymogènes et d'un canon à eau. "Des enquêtes vont suivre sur ces événements", prévient la police.

Dans un communiqué, le maire PS de Rennes, Daniel Delaveau, a condamné ces violences, tout en accusant le FN d'avoir choisi la provocation en organisant la réunion dans un lieu symbolique des luttes sociales à Rennes. De son côté, le FN a accusé, dimanche, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, de "protéger les voyous 'antifas'" qui déploient une "violence inouïe" comme à Rennes, et lui a demandé de dissoudre ces groupes, qu'il compare à des "milices du pouvoir".