"Lol", "makrout" ou "agence de notation" : 300 nouveaux mots et expressions entrent dans le Petit Robert. Ce jeudi 21 juin, l'édition 2013 du célèbre dictionnaire sort en librairie : quelles sont les nouveautés ?

• De plus en plus de mots familiers

"Comater", "lol", "psychoter", "gloups"... les mots familiers ont la cote au sein du comité d'édition du Robert. C'est lui qui décide si oui ou non un mot a sa place dans le dictionnaire. 

"Au Robert, on n'a pas d'hésitation à intégrer des mots familiers, explique au Parisien Alain Rey, linguiste et conseiller éditorial du Robert au Parisien. Dès le début, j'avais dit à son fondateur qu'il fallait faire bouger le modèle académique."

• Un peu de politique

Le dictionnaire tient également à jour les transformations de la vie politique. Ainsi, Jean-Luc Mélenchon vient de faire son entrée dans le dictionnaire. Quant à François Hollande, sa description a été actualisée : on lit désormais "septième président de la Ve République."

Ces modifications ont même retardé les rotatives, qui ont dû attendre les résultats de la présidentielle avant de se lancer.

• Quand l'actualité crée des nouveaux mots

Ce sont des mots qui ont été beaucoup employés par les médias : "agence de notation", "indigné", "dette souveraine", "mox" (combustible nucléaire)Ils font désormais partie du dictionnaire. 

"On est tous en alerte, par exemple quand on va au cinéma et que l'on entend une nouvelle expression ou lorsqu'on lit le journal" souligne la directrice éditoriale du dictionnaire, Laurence Laporte, interrogée par Le Parisien.

On pouvait, par exemple, s'attendre à voire le mot "twittos" (un utilisateur de Twitter) après la reconnaissance du mot "tweet" l'année dernière, mais les linguistes du Petit Robert n'ont pas osé : "Attendons de voir si l'usage s'impose dans cette langue en perpétuelle évolution."

• Des mots étrangers devenus courants

C'est le cas de "makrout", une pâtisserie orientale. Ou encore du "bento", un mot venu du japon qui désigne un repas à emporter. 

Il y a aussi les anglicismes comme "biopic", "notebook", "lol". Les mots et expressions venus du Québec, comme "passer dans le beurre" (manquer son coup) ou "les bobettes", qui sont les sous-vêtements. Et ceux venus de Belgique, encore moins connus. Par exemple, "la panade", petit goûter pour bébé, qui vient de se glisser dans le dictionnaire.

• Les sortants

Il n'y en a pas cette année. "Nous ne sommes pas des tueurs de mots, explique t-on à la rédaction du Petit Robert. Les sens anciens ou vieillis sont conservés car on les rencontre toujours dans la littérature."

Peut-être que le Larousse, qui va sortir la semaine prochaine, sera plus cruel. L'année dernière, plusieurs mots sont sortis de ce dictionnaire : "magnétoscoper", c'est-à-dire enregistrer au magnétoscope, ou "drink" , un mot devenu un peu ringard pour désigner une boisson alcoolisée