SOCIETE –  Douze mois de prison avec sursis et 12 000 euros d'amende. Mercredi 17 octobre, le tribunal correctionnel de Marseille a condamné Monique Monarcha, la responsable d'une crèche illégale fermée fin juin dans le centre de la cité phocéenne. Depuis trois ans, cette femme gardait 15 à 25 enfants âgés de six mois à 3 ans. Le même jour, le collectif Crechequisepass interpellait la ministre déléguée à la famille via une manifestation et une pétition sur le manque de places en crèches. FTVi fait le point sur la mobilisation. 

Un casse-tête pour les parents

Pour neuf enfants sur dix, il n'y a pas de place en crèches. Celles-ci n'accueillent que 12,6% des tout-petits en France. De plus, l'offre varie selon les régions. "De 26 à 76 places pour 100 enfants de moins de 3 ans", explique Dominique Bertinotti, la ministre déléguée à la famille interviewée par Le Parisien (lien payant). Du coup, les garderies chez les particuliers se développent, comme l'explique ce reportage de Nicolas Luiset et Christophe La Rocca pour France 2. 

Des poussettes devant le ministère

Du coup, quelque dizaines de parents, futurs parents et leurs bébés bien emmitoufflés ont manifesté, mercredi 17 octobre, devant le ministère des Affaires sociales et de la Santé, à Paris, contre le manque de places en crèches publiques. "Mes parents sont partis travailler", "Le changement c'est pour quand ?", proclamaient les pancartes accrochées aux poussettes. Ils ont été reçus par le cabinet de la ministre déléguée à la famille, Dominique Bertinotti. 

Une pétition "pour un service public de la petite enfance"

"Pendant une campagne présidentielle, on promet, on promet on promet. 
Ils veulent qu’on aille travailler (nous aussi d’ailleurs), mais toujours pas de structures pour garder nos bébés." 
La pétition mise en ligne par le collectif Crechequisepass interpelle fermement le gouvernement. Selon lui, "seul un service public national et local de la petite enfance peut s'atteler" aux changements nécessaires. 

D'ici à la fin 2012, 80 000 places de crèches devraient être créées, après l'attribution d'un milliard d'euros à la Caisse nationale d'allocations familiales par Nicolas Sarkozy. Mais l'effort reste insuffisant et le gouvernement actuel se garde bien d'annoncer de nouveaux chiffres.