La candidate écologiste à la présidentielle peut être "soulagée". Une quarantaine de responsables et élus d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) ont réaffirmé par téléphone leur soutien à Eva Joly, au cours d'une session extraordinaire du bureau exécutif, organisé mercredi 23 novembre.

La patronne d'EELV Cécile Duflot, l'eurodéputé José Bové, le sénateur Jean-Vincent Placé et les députés Noël Mamère et François de Rugy étaient notamment présents. Daniel Cohn-Bendit a lui suivi les débats depuis un train. 

FTVi fait le point sur les thèmes évoqués lors de cette réunion, après une journée dominée par la démission de Yannick Jadot, porte-parole de la candidate.  

• Le remplacement de Yannick Jadot

Selon des responsables EELV contactés par FTVi, le député Noël Mamère serait pressenti pour prendre la suite de Yannick Jadot. Cette annonce sera officialisée lors de la présentation de l'organigramme de campagne, maintenue au 1er décembre. 

Yannick Jadot a toutefois affirmé à Eva Joly "qu'elle pourrait évidemment compter sur lui" en campagne, selon Pascal Durand, le porte-parole d'EELV.

• Une ligne commune autour d'Eva Joly

Comme l'a expliqué Cécile Duflot à l'Agence France Presse, le parti souhaite "mettre en œuvre une ligne politique qui est double : assumer et vouloir un rassemblement avec la gauche à la suite de l'accord parlementaire avec le PS et porter au côté d'Eva Joly, tous ensemble, la parole écologiste dans le cadre de la présidentielle".

• Eva Joly doit soigner la forme

Pour Cécile Duflot, "il n'y a pas eu de problème de fond mais de forme". Par conséquent, "il va y avoir un lien plus étroit dans la préparation de l'équipe de campagne d'Eva" avec la direction. 

De son côté, la candidate aura pour mission de "parler plus au mouvement" et d'"arrêter d'être dans les attaques" anti-PS, comme le lui ont demandé certains participants.

• Une date pour la présentation du projet 

Le projet de campagne d'Eva Joly sera dévoilé les 17 et 18 décembre lors d'un conseil fédéral organisé à Paris. D'ici là, il s'agit d'"arrêter de tergiverser", insiste-t-on au parti.