Selon un sondage BVA réalisé en janvier 2012, 63% des Français sont favorables au mariage homosexuel.
Selon un sondage BVA réalisé en janvier 2012, 63% des Français sont favorables au mariage homosexuel. (JUPITERIMAGES / COMSTOCK IMAGES)

"Le mariage gay, c'est pour bientôt", titre Le Parisien vendredi 29 juin. Dominique Bertinotti, la ministre chargée de la Famille, a confirmé au quotidien que les couples homosexuels pourraient se marier dès 2013. Après l'Espagne, la Belgique ou le Portugal, la France est le huitième pays européen à prendre cette décision.

Une proposition de François Hollande

Le droit au mariage et à l'adoption pour les couples homosexuels constituait l'engagement 31 du projet présidentiel de François Hollande. Dans son Agenda du changement, le candidat prévoyait de garantir ces droits entre août 2012 et juin 2013.

Soutenu par 63% des Français sur cette question, selon un sondage BVA réalisé en janvier, le candidat socialiste avait réaffirmé ses intentions lors de la campagne. Par exemple, en mars 2012, dans une interview accordée au magazine gay Têtu, il avait déclaré : "Les premiers mois de la session parlementaire vont être essentiellement consacrés aux éléments de programmation financière. La question [du mariage homosexuel] sera abordée après. Je veux un bon débat, mieux vaut qu'il puisse commencer au début de l'année 2013 et se terminer au printemps." 

( Jihane Benzina et Zidène Berkous - France 2)

L'adoption également en vue, mais sans horizon précis

Le droit à l'adoption suivra-t-il immédiatement après ? "Le droit au mariage et à l'adoption pour tous sera institué et les outils de lutte contre les discriminations seront renforcés", ont expliqué les services du Premier ministre suite aux déclarations de Dominique Bertinotti. Mais si cette autre promesse de François Hollande est réaffirmée, le gouvernement n'a pas donné de date.

L'idée d'accorder le droit à l'adoption et à la filiation aux couples homosexuels fait son chemin dans l'esprit des Français. Ils sont 56% à y être favorables, contre 28% en 1998, rappelle Le Parisien, ajoutant que le nombre d'enfants concernés avoisinerait déjà les 200 000.  

Interrogée par Le Parisien, Fatiha Archerchour, porte-parole de l'Association des parents gays et lesbiens, souligne : "On serait vraiment déçus par une loi à minima. Notre société a fait un bon en avant, c'est l'occasion de repenser la famille comme elle ne l'a pas été depuis des décennies."