La compagne du président, Valérie Trierweiler, lors du défilé du 14-Juillet, à Paris. 
La compagne du président, Valérie Trierweiler, lors du défilé du 14-Juillet, à Paris.  (ALFRED / SIPA)

Comment déminer une polémique en deux temps ? Après la mise au point de François Hollande lors de son interview du 14-Juillet, Valérie Trierweiler est sortie de son silence en fin de journée le samedi 14 juillet à Brest. Une phrase succincte en guise de mea culpa. Voici comment Valérie Trierweiler et le chef de l'Etat ont tenté de dégonfler l'affaire du tweet. 

Acte 1 : "Les affaires privées se règlent en privé"

Il fallait crever l'abcès et recadrer. Interrogé samedi lors de son interview accordée à France 2 et TF1 sur le tweet de sa compagne, Valérie Trierweiler en faveur d'Olivier Falorni, rival de Ségolène Royal en pleine campagne législatives, et les propos peu amènes de son fils Thomas à l'égard de celle-ci, François Hollande a répondu : "Les affaires privées se règlent en privé. Et je l'ai dit à mes proches pour qu'ils acceptent scrupuleusement ce principe".

( France Télévisions)

"Je pense que les Français sont comme moi, ils veulent que les choses soient claires, qu'il n'y ait aucune interférence" entre vie privée et vie publique, a-t-il ajouté. Faut-il un statut pour la première dame ? "Il n'y a pas de statut. Valérie veut garder son activité professionnelle. Je comprends. A partir de là, elle sera présente à mes côtés lorsque le protocole l'exigera."

Acte 2 : Tourner sept fois son pouce avant de tweeter

Après le défilé, après l'interview présidentielle et après une déambulation dans les jardins de l'Elysée, le couple présidentiel s'est rendu aux fêtes martimes Tonnerres de Brest 2012. L'occasion pour la compagne du président de la République de revenir brièvement sur son tweet assassin. En soutenant l'adversaire de Ségolène Royal, à qui François Hollande avait apporté son propre appui, la première a suscité de violents remous au PS et des sarcasmes à droite. Et le fils aîné du chef de l'Etat et de Ségolène Royal en avait rajouté une couche le 12 juillet : ce tweet "a détruit l'image normale" que le président "avait construite", a déclaré Thomas Hollande au Point.

Depuis le 12 juin et ses 140 signes de soutien à Olivier Falorni, Valérie Trierweiler a observé un mois de silence et de discrétion. La Première dame fait donc son grand retour en apparaissant en tribune officielle, au côté de François Hollande, lors des festivités du 14-Juillet.

Et pour faire oublier le scandale politico-médiatique des législatives et montrer qu'elle appliquera bien le principe édicté par son compagnon, elle choisit l'humour pour reconquérir l'opinion publique. Tout sourire, Valérie Trierweiler lance aux caméras : "Je tournerai sept fois mon pouce maintenant avant de tweeter".

( David Doukhan et Jeff Wittenberg - France 2)