Le gouvernement veut tenir la ligne qu'il a fixée : Matignon a annoncé lundi 25 juin prévoir une stabilité des dépenses et des effectifs de l'Etat sur la période 2013-2015 afin de respecter son objectif d'équilibre budgétaire en 2017 à l'issue d'un séminaire gouvernemental consacré au budget.

Tous les ministres, silencieux devant la presse, ont participé à cette réunion de près de trois heures. Un communiqué publié à son issue réaffirme l'objectif de réduire la part de la dette dans la richesse nationale en 2013, avec un déficit public à 3%, sans toutefois donner de détails chiffrés.

Pendant la campagne présidentielle, l'équipe de François Hollande avait annoncé vouloir limiter à 1,1% en moyenne par an la croissance des dépenses publiques totales en volume. Lundi, le Premier ministre a expliqué que les dépenses de l'Etat seraient stables "en valeur et hors charge de la dette et de pensions" sur la période 2013-2015. Un objectif identique à celui retenu précédemment par le gouvernement de Nicolas Sarkozy.

Des arbitrages très surveillés

Pour ce qui est des fonctionnaires le gouvernement annonce à nouveau une "stabilité globale" des effectifs. "Les créations d'emplois seront réservées à l'enseignement, à la police, la gendarmerie et la justice", ajoute dans le communiqué, reprenant ainsi la promesse de campagne de François Hollande. "Des efforts seront nécessaires pour les autres ministères afin de respecter cet objectif de stabilité", prévient Jean-Marc Ayrault, évoquant également un effort sur les dépenses sociales. Ces déclarations interviennent alors que des chiffres ont filtré récemment, provoquant un début de polémique sur les débuts possibles d'une politique de rigueur.

L'ensemble de ces orientations seront déclinées dans une "lettre de cadrage" envoyée aux ministres en milieu de semaine. Le chef du gouvernement précise encore que le projet de loi de finances pour 2013 et le budget pluriannuel 2013-2015 seront présentés aux parlementaires avant début octobre. A plus court terme, le gouvernement doit aussi trouver les moyens de boucler le budget 2012, un casse-tête évalué entre sept et dix milliards d'euros.

Les prochaines grandes étapes pour les finances publiques seront la déclaration de politique générale du Premier ministre et la présentation du collectif budgétaire de 2012, annoncés respectivement les 3 et 4 juillet.