Alain Vidalies, ministre chargé des Relations avec le Parlement, entend bien ne pas voir attribuer au gouvernement socialiste le trou conséquent dans le budget 2012. "On voudra bien constater que le fait qu'il manque 10 milliards d'euros à la fin du mois de juin n'est pas de la responsabilité d'un gouvernement ou d'une majorité qui est en place depuis le 16 mai", a-t-il pris soin d'expliquer, mercredi 20 juin, lors de l'émission Questions d'Info, de LCP/Le Monde/AFP/France Info. Il y a confirmé que le gouvernement était à la recherche de 10 milliards d'euros pour boucler le budget.

Pour augmenter les recettes en conséquence, le gouvernement compte mettre en place plusieurs mesures fiscales en urgence. Première d'entre elles, annoncée par le gouvernement, la suppression des exonérations de cotisations sociales sur les heures supplémentaires et la levée de leur défiscalisation, qui devrait, selon Alain Vidalies, rapporter 4 milliards d'euros. Une réforme de l'impôt sur la fortune (ISF) devrait rapporter 2 milliards d'euros, auxquels s'ajouteront le plafonnement des niches fiscales, la taxation des dividendes et l'augmentation des impôts sur les successions et les donations.