La rivière Laïta, qui traverse Quimperlé, lors d'une crue, le 3 janvier 2014. 
La rivière Laïta, qui traverse Quimperlé, lors d'une crue, le 3 janvier 2014.  (FRED TANNEAU / AFP)

Météo France a placé le département du Finistère en alerte rouge inondations samedi 4 janvier. La rivière Laïta, qui a déjà fait de gros dégâts à Quimperlé, est susceptible de déborder à nouveau dans la nuit du 4 au 5 janvier, annonce l'institut. Trois autres départements sont placés en vigilance orange inondations, la Loire-Atlantique, le Morbihan et l'Ille-et-Vilaine. 

"Une moyenne de 40 mm de pluies ont été enregistrées sur le bassin depuis hier soir jusqu'à aujourd'hui samedi midi. Les conditions météorologiques à la prochaine pleine mer demeurent défavorables : coefficient de marée important, surcote élevée et vents.
Ceci conduit à mettre la Laïta en niveau rouge de vigilance crues, en référence au réglement en vigueur d'information sur les crues, qui sera révisé dans les mois qui viennent. Les dommages générés ne devraient pas être supérieurs à ceux occasionnés le 24 décembre après-midi et ce matin jeudi 2 janvier", écrit Vigicrues sur son site internet.

"La crainte est très très forte"

La région est touchée par les inondations quasiment sans discontinuer depuis Noël et le passage de la tempête Dick.  "Il y a une certain accalmie aujourd'hui (samedi) mais la crainte est pour demain, la crainte est très très forte", a expliqué samedi Alain Kerhervé, adjoint au maire de Quimperlé. "Il y a d'importantes précipitations attendues, on va atteindre en un weekend quelque chose comme 50 mm de pluie. Il ne faut pas espérer un début significatif de décrue avant le milieu de la semaine prochaine."

 

Le moral des habitants est au plus bas. Ils sont "fatigués", assure l'élu, et la grogne monte après l'annonce samedi qu'il leur faudrait remplir deux dossiers différents de catastrophe naturelle, un pour le passage de Dick et une autre pour les intempéries de cette semaine. "Ils sont déjà sinistrés, ils en ont ras-le-bol, pour nous c'est un même sinistre, un même dossier, on n'avait pas besoin de ça", explique Alain Kerhervé.