Nathalie Kosciusko-Morizet à la sortie du conseil des ministres, le 22 février à Paris.
Nathalie Kosciusko-Morizet à la sortie du conseil des ministres, le 22 février à Paris. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

"Je remettrai demain ma démission au Premier ministre". Invitée de France Inter mercredi 22 février, la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé sa démission. A partir de jeudi, elle occupera les fonctions de porte-parole du candidat Nicolas Sarkozy.

Son non-remplacement et le rattachement du ministère au cabinet du Premier ministre provoquent la colère des associations écologistes. "Qui peut croire que le Premier ministre aura du temps à consacrer à ces problématiques ?", se demandent les Amis de la Terre dans un communiqué intitulé "Ecologie : ministère vacant".

De son côté, l'association Agir pour l'environnement estime que la manœuvre s'apparente à "un abandon de poste""La réalité institutionnelle a été mise en adéquation avec l'orientation politique du président-candidat", affirme Stéphen Kerckhove, délégué général de l'association, en référence à la petite phrase du chef de l'Etat lancée au cours de la table ronde organisée au Salon de l'Agriculture en mars 2010, "l'environnement, ça commence à bien faire". L'association met en ligne une offre d'emploi factice pour recruter un ministre d'Etat en charge de l'écologie.