Le débat sur la protection des données relancé

Les communications cryptées empêchent certaines enquêtes d'avancer. Aujourd'hui, les gouvernements pointent du doigt ce problème. Le point avec France 2.

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FRANCE 2

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Le chef de la NSA affirme que les attentats de Paris auraient pu être évités si les terroristes n'avaient pas utilisé des communications cryptées. Les services de renseignement et les enquêteurs sont de plus en plus impuissants face au cryptage des smartphones. Cette technologie qui rend inaccessibles les données d'un téléphone est pointée du doigt par la justice et les gouvernements. Jusqu'à récemment, le cryptage des données pouvait être contourné dans le cadre d'actions judiciaires. Mais depuis peu, Apple et Google - les deux géants dans ce domaine -, ont revu leurs politiques de confidentialité. Seuls les utilisateurs ont désormais le pouvoir de déchiffrer leurs appareils. Un argument commercial pour plus de protection des libertés individuelles, au détriment de la sécurité collective. 

Des enquêtes bloquées 

Le cryptage est accusé de bloquer l'enquête sur l'un des assaillants de San Bernardino. La NSA affirme même que les attentats du 13 novembre à Paris auraient pu être évités, mais les communications entre les terroristes et la Syrie étaient cryptées et n'ont pu être interceptées par les services de renseignement. Le mois prochain, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve doit se rendre à Washington. La cyber-surveillance sera au menu des discussions.

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Le patron de la NSA, Michael Rogers, a confirmé le 17 février 2016 l'utilisation de technologies de cryptage dans l'organisation des attentats du 13 novembre en France. 
Le patron de la NSA, Michael Rogers, a confirmé le 17 février 2016 l'utilisation de technologies de cryptage dans l'organisation des attentats du 13 novembre en France.  (EDUARDO MUNOZ / REUTERS)