La région parisienne se taille la part du lion. Le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, a dévoilé mercredi 20 juin la répartition des 1 000 postes d'enseignants créés dans le primaire à la rentrée. Premier constat, les académies de Versailles et de Créteil sont celles qui obtiennent le plus de postes : 100 pour la première, 80 pour la deuxième. Ces postes avaient été promis par François Hollande pendant la campagne présidentielle. La priorité a été donnée au primaire, où se joue l'échec scolaire.

Les autres académies les mieux dotées sont les académies d'Aix-Marseille, Bordeaux, Grenoble, Lyon et Rennes, qui obtiennent chacune 65 postes. Les suivantes reçoivent entre 5 (Martinique, Guadeloupe, Corse) et 50 postes supplémentaires. "Dix emplois sont réservés pour Mayotte", selon le ministère.

Cette répartition répond à plusieurs critères déterminants. Le "niveau d'encadrement de chaque académie et la variation attendue des effectifs d'élèves" constituent le premier d'entre eux. Ont également été pris en compte "la difficulté sociale et scolaire" ou encore "la ruralité", comme l'avait déjà indiqué Vincent Peillon.

Les syndicats satisfaits

Le syndicat SE-Unsa (primaire et secondaire) "se réjouit de voir l'école primaire devenir enfin une priorité pour la Nation". Mais il prévient que les collèges et les lycées professionnels sont "en souffrance et nécessiteront une égale attention".

"Il faut que ces créations [de 1 000 postes] se voient", a dit à l'Agence France-Presse Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp-FSU. "Il faudra en priorité cibler des ouvertures de classes en maternelle et en élémentaire", "réimplanter les postes Rased" pour les élèves en difficulté et créer des postes de remplaçants, a-t-il souhaité.

80 000 postes en moins entre 2007 et 2012

D'autres nouveaux postes sont prévus à la rentrée (assistants d'éducation, postes d'encadrement, assistants de prévention et de sécurité...), dans l'attente de la création de 60 000 postes sur le quinquennat promis par François Hollande.

Le budget voté par la précédente majorité avait prévu la suppression de 14 000 postes à la rentrée 2012 dans l'Education nationale. Au total, environ 80 000 postes auront disparu entre 2007 et 2012.