Il y a un an de cela, la police débarquait dans la luxueuse propriété néo-zélandaise de Kim Dotcom. Le sulfureux fondateur de la plateforme de partage de fichiers en ligne Megaupload a lancé, à l'occasion de cet anniversaire dimanche 20 janvier, un nouveau site internet baptisé Mega. 

Francetv info fait le point sur le lancement de cette plateforme qui nargue les autorités américaines, lesquelles veulent juger le geek fantasque pour avoir amassé une fortune grâce à Megaupload.com, au détriment, estiment-elles, du droit d'auteur. 

Mega, c'est quoi ? 

Mega.co.nz se présente comme un service de stockage en ligne (en réseau virtuel "Cloud") de type Dropbox ou Google Drive mais il propose 50 GB de stockage, une offre nettement supérieure à ses concurrents."Contrairement à la plupart de nos concurrents, nous utilisons une partie de l'art des technologies de cryptage basé sur navigateur où vous, et pas nous, contrôlez les clés", indique le site en français.

L'Allemand Kim Dotcom l'a annoncé hyper sécurisé et plus puissant que Megaupload, fermé il y a un an par les autorités américaines. Le site se veut "plus grand, meilleur, rapide, fort, sûr", que son prédécesseur, dit-il, voulant se protéger de nouvelles poursuites judiciaires en assurant que les données échangées entre utilisateurs du site mega.co.nz seraient cryptées et inaccessibles aux administrateurs. 
 

Mega, ça marche ? 

Pour son lancement, la plateforme semble avoir été victime de son succès, submergée dès les premières heures. "100 000 utilisateurs en moins d'une heure" puis "250 000 utilisateurs inscrits. La capacité des serveurs à son maximum. Ca devrait aller mieux une fois retombée l'euphorie initiale. Wow!!", s'est félicité l'Allemand sur son compte Twitter, alors que le site est resté bloqué plusieurs heures dimanche, avant d'être de nouveau accessible. 

"Si l'accès à Mega est lent chez vous, c'est en raison de l'incroyable demande. Nous travaillons à obtenir plus de capacité", a-t-il ensuite indiqué.

 

Kim Dotcom, toujours provoc' ? 

L'Allemand est resté fidèle à son sens de la provocation, défiant ouvertement la Maison Blanche. Un quart d'heure avant l'activation du site,  il a interpelé le compte twitter de  @Barack Obama, lui écrivant le message suivant : "15 minutes". Un clin d'œil osé puisque le papa de Mega est sous la menace d'une extradition aux Etats-Unis, qui veulent le juger pour violation de droits d'auteur. L'audience pour l'extradition a été été repoussée deux fois et est à présent fixée à août 2013.

Créé en 2005 et installé à Hong Kong, le site Megaupload affirmait rassembler chaque jour 50 millions d'utilisateurs et représenter 4% du web. Les Etats-Unis accusent les responsables du site d'avoir tiré 175 millions de dollars US (130 millions d'euros) d'activités criminelles et causé un préjudice de 500 millions de dollars US aux détenteurs des droits, en proposant des copies piratées de films de cinéma, de programmes télévisés et d'autres contenus, rappelle l'AFP. Kim Schmitz encourt une peine allant jusqu'à 20 ans de prison.