VIDEOS. Recrutement jihadiste à Sevran : une famille accuse le maire "d'immobilisme", il répond

Véronique et Thierry Rey, dont le fils est mort en Syrie, expriment dans une lettre leur colère face au phénomène de radicalisation dans cette ville de banlieue parisienne.

Le maire de Sevran (Seine-Saint-Denis), Stéphane Gatignon, le 7 janvier 2014 dans son bureau.
Le maire de Sevran (Seine-Saint-Denis), Stéphane Gatignon, le 7 janvier 2014 dans son bureau. (PATRICK KOVARIK / AFP)

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"C'est non-assistance à citoyen en danger." Véronique Rey a décidé d'agir. Son fils, originaire de Sevran, est parti en septembre 2014 rejoindre les rangs de l'Etat islamique. La famille a appris sa mort le 12 février dernier. Elle et son mari Thierry ont décidé d'envoyer, mardi 8 mars, une lettre au maire de Sevran, Stéphane Gatignon (ancien membre d'Europe Ecologie-Les Verts), l'accusant de passivité face au phénomène de radicalisation dans sa commune. "Il n'a rien fait, ajoute-t-elle sur BFMTV. Il est dans le déni, mais on ne peut pas être dans le déni quand on arrive à six morts dans une commune."

Indignés, ils dénoncent dans leur lettre "l'immobilisme" et le "manque de vigilance et de compassion" de la part de la municipalité. "Aujourd'hui l'heure est grave pour les Sevranais et leurs enfants : la radicalisation fait recette", écrivent les parents.

"Il n'y a jamais eu aucune complaisance"

"Il n'y a jamais eu aucune complaisance. Nous avons toujours, au niveau de la municipalité, travaillé contre les questions de radicalisation", a répondu Stéphane Gatignon sur BFMTV. Il rappelle également que la mairie de Sevran intervient  "auprès des services préfectoraux et des services de l'Etat" depuis deux ans pour fermer la mosquée des Radars, pointée du doigt par le couple Rey.