Attentats : Manuel Valls rejette les principales propositions de l'opposition

Le Premier ministre a fustigé l'attitude populiste de ses adversaires politiques suite aux attentats et a appelé à bâtir un nouveau modèle.

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France 2

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Dans un entretien au quotidien Le Monde, vendredi 29 juillet, Manuel Valls affirme que la libération sous bracelet électronique d'Adel Kermiche, "est un échec, il faut bien le reconnaître". Un échec que le gouvernement impute à l'institution judiciaire : "cela doit conduire les magistrats à avoir une approche différente, dossier par dossier". Il refuse cependant d'incriminer les juges eux-mêmes et rappelle que "chaque décision est d'une très grande complexité".

L'islam, point de discorde

Sur le thème de l'islam de France, le chef du gouvernement dégaine une proposition-choc : "pour une période à déterminer, plus de financements de l'étranger pour la construction de mosquées", évoque-t-il dans le journal. Pour cela, dit-il, il faut "des imams formés en France". Nécessaire, mais insuffisant, pour Alain Juppé, qui en appelle aux musulmans de France eux-mêmes : "c'est à eux de se structurer", estime-t-il. Enfin, face à la proposition de Nicolas Sarkozy de créer des centres de rétention, Manuel Valls affirme que son gouvernement "ne sera pas celui qui créera des Guantanamo à la française". Et il l'assure, malgré les appels de plusieurs responsables de droite : non, il n'a jamais eu l'intention de démissionner.

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Le Premier ministre, Manuel Valls, arrive à l'Elysée, le 16 juillet 2016 à Paris.
Le Premier ministre, Manuel Valls, arrive à l'Elysée, le 16 juillet 2016 à Paris. (MATTHIEU ALEXANDRE / AFP)