Jean-François Copé : "Il y a une rupture dans le contrat pour François Hollande"

La contestation monte autour de la réforme du Code du travail. Et met dans l'embarras la droite tiraillée entre les critiques au gouvernement et un projet qu'elle soutient.

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FRANCE 3

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Candidat à la primaire Les Républicains, Jean-François Copé affirme ne pas comprendre le virage libéral pris par le gouvernement Valls.  "Il y a rupture dans le contrat pour François Hollande et en vérité, c'est ça sa faiblesse. Car quand on se fait élire à l'élection présidentielle en promettant une taxe à 75% pour les plus riches, en promettant une loi Florange et que trois ans après, on fait une réforme pour mettre de la flexibilité sur le marché du travail (...), c'est tellement un virage à 180 degrés que sa famille politique ne s'y retrouve plus."

"2017, la dernière chance"

Prêt à voter pour ce projet de loi, l'ancien ministre est également en campagne pour faire un résultat aux primaires républicaines. Selon lui, les présidentielles de 2017 sont la dernière chance de sortir le pays de la crise. "Cette élection de 2017, c'est quelque part un rendez-vous de dernière chance. On le voit bien. C'est pour ça que je passe mon temps à parler de droite décomplexée (...). Ce n'est pas une droite excessive, c'est une droite qui fait, qui décide et qui n'a pas la main qui tremble." L'ex-ministre du Budget a d'ailleurs critiqué l'idée d'un référendum sur la libéralisation du droit du travail. Proposition lancée par François Fillon, autre candidat à la primaire à droite.

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Jean-François Copé, le 13 février 2016, lors de son discours au conseil national des Républicains à Paris. 
Jean-François Copé, le 13 février 2016, lors de son discours au conseil national des Républicains à Paris.  (CITIZENSIDE/SERGE TENANI / CITIZENSIDE.COM/ AFP)