A quelques jours d'une mobilisation des taxis, Uber France veut leur ouvrir sa plateforme

Pas certain que la promesse ne suffise aux chauffeurs de taxis en colère qui ont prévu de manifester mardi 26 janvier. 

Des taxis parisiens à l'aéroport d'Orly (Val-de-Marne), le 15 décembre 2014.
Des taxis parisiens à l'aéroport d'Orly (Val-de-Marne), le 15 décembre 2014. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)
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Un début d'apaisement à quelques jours d'une nouvelle mobilisation nationale des taxis contre les "dérives" du secteur des VTC ? Le directeur général d'Uber France a annoncé, mercredi 20 janvier, vouloir ouvrir sa plateforme électronique de réservation aux chauffeurs de taxis.

Cette déclaration de Thibaud Simphal, intervient dans la foulée d'une décision du Conseil constitutionnel qui a estimé qu'un chauffeur de taxi pouvait aussi être conducteur de voiture de transport avec chauffeur (VTC).

"On encourage toutes les plateformes"

Il s'agirait, a-t-il précisé, de "permettre aux taxis d'être réservés sur une plateforme de VTC, en tant que VTC, en conduisant une voiture qui ne serait pas un taxi". "Ce que nous voulons, c'est ouvrir Uber aux taxis, leur permettre d'utiliser la plateforme", a-t-il affirmé à l'occasion de la conférence "Maddy Keynote" réunissant notamment des dirigeants de start-ups.

 "On va regarder comment on va le faire, mais on veut permettre aux taxis d'utiliser la plateforme Uber, on encourage toutes les plateformes qui existent, pas seulement Uber mais nos concurrents, Chauffeur-Privé, SnapCar, etc., à faire la même chose", a développé Thibaud Simphal. 

Pas certain que la promesse ne suffise aux chauffeurs de taxis en colère : "Nous pensons que la manifestation [prévue mardi] risque d'être fortement suivie et très dure", a prévenu Serge Metz, PDG de Taxis G7, lors d'un point presse donné mercredi, ajoutant qu'il y a "beaucoup plus de chauffeurs qu'en [juin] 2015 qui veulent descendre dans la rue".