Ségolène Royal, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York (Etats-Unis), mercredi 26 septembre.
Ségolène Royal, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York (Etats-Unis), mercredi 26 septembre. (ERIC FEFERBERG / AFP)

POLITIQUE - On a été frôlé l'incident diplomatique mercredi 26 septembre en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York (Etats-Unis). François Hollande et son ex-compagne Ségolène Royal se sont retrouvés à quelques mètres l'un de l'autre dans un bâtiment des Nations Unies. Tandis que le président Hollande faisait son entrée pour participer à une réunion sur le Sahel, à quelques pas de là, la présidente de la région Poitou-Charentes expliquait une vingtaine de journalistes français les raisons de sa présence, en sa qualité de vice-présidente de l'Internationale socialiste. Comme on lui demandait si elle avait l'intention de saluer le président, Ségolène Royal a répondu par l'affirmative, "oui si le protocole le permet", assurant que tous deux n'étaient pas "dans des postures de démonstration, de mise en scène".

Pourtant, l'équipe du président a du s'employer pour éviter cette rencontre totalement imprévue. Le président, venu à New York avec sa compagne Valérie Trierweiler, et qui patientait dans le hall du bâtiment avec sa délégation pendant que Ségolène Royal tenait son point de presse devant une forêt de micros et de caméras, a finalement fait demi-tour pour emprunter une autre issue. Raison officielle invoquée : le président devait s'entretenir quelques instants avec le premier ministre malien. "On n'a pas à tremper là dedans", aurait alors pesté un diplomate cité par Le Monde. Quant à Ségolène Royal, qui avait l'intention de "lui dire bonjour", elle a pris le chemin de sa réunion du presidium de l'Internationale socialiste qui se réunissait comme chaque année en marge de l'Assemblée générale de l'ONU "pour proposer des solutions à la crise mondiale".