"Quand je pense qu'il y a des journalistes qui osent donner du crédit aux fils de Kadhafi." Interrogé sur les révélations de Médiapart sur un accord présumé de financement de sa campagne en 2007 par le régime libyen, Nicolas Sarkozy a dénoncé "une infamie" et "un montage", dimanche 29 avril sur Canal+.

(Francetv info)

Le président candidat a qualifié le site d'informations d'"officine", l'accusant d'être"coutumier des mensonges". Un peu plus tôt, le Premier ministre François Fillon a employé les mêmes termes au Grand Rendez-vous Europe1/i>TELE/Le Parisien-Aujourd'hui en France. Mediapart ? "Une officine financée par de riches amis de François Hollande." Le document publié par le site d'informations samedi ? "Un faux, impossible à authentifier." 

"A 7 jours de l'élection, on nous ressort les services secrets qui écoutent DominiqueStrauss-Kahn, cette affaire rocambolesque sur la campagne de Nicolas Sarkozy... tout ça est indigne!", a déploré le Premier ministre.

(Europe 1)

"Une affaire d'Etat"

Réponse d'Edwy Plenel, président et co-fondateur de Mediapart, sur Twitter : "François Fillon est mal informé. Mediapart n'est pas une officine mais un journal. Et ses principaux actionnaires sont des journalistes." 

La gauche s'est emparée du sujet dimanche. Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole de François Hollande, estime que "les faits révélés" sont "suffisamment graves" pour que "Nicolas Sarkozy en réponde" devant la justice.

(France 2)

Pour l'ancienne magistrate et candidate écologiste à la présidentielle, Eva Joly, il s'agit d'une "affaire d'Etat".

Saleh dément avoir été "destinataire" de ce document

Bachir Saleh, ex-président du Fonds libyen des investissements africains, qui, selon le site d'informations, a reçu cette note sur un soutien libyen à la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, a de son côté démenti dimanche "avoir été jamais destinataire d'un tel document", dans une déclaration transmise à l'AFP.

Sur Twitter, Fabrice Arfi rappelle que Le Canard Enchaîné avait affirmé début avril que Bachir Saleh, recherché par Interpol, avait obtenu un titre de séjour en France "au nom du regroupement familial". Le 12 mars, un haut responsable militaire nigérien avait déclaré à Tripoli que son gouvernement avait délivré un passeport à Bachir Saleh avant de l'annuler.