Drôme : ce que l'on sait des lycéens qui projetaient d'attaquer une mosquée

Des munitions et un plan détaillé de leur projet ont été retrouvés au domicile d'un des quatre jeunes mis en examen.

L'Ecole des Pupilles de l'Air de Montbonnot-Saint-Martin (Isère), le 16 mai 2011. 
L'Ecole des Pupilles de l'Air de Montbonnot-Saint-Martin (Isère), le 16 mai 2011.  (JEAN-PIERRE CLATOT / AFP)
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Stupeur et incompréhension à l'école des Pupilles de l'Air de Montbonnot-Saint-Martin, samedi 4 avril. Quatre élèves de ce lycée militaire de l'Isère ont été mis en examen, vendredi, pour avoir projeté "une action" contre une mosquée de Montélimar (Drôme). Francetv info détaille les premiers éléments connus de cette affaire.  

Qui sont les quatre adolescents ? 

Ils sont scolarisés en première et en terminale à l'école des Pupilles de l’Air de Montbonnot-Saint-Martin (Isère), près de Grenoble. L'un d'eux est originaire de Montélimar. Ce serait pour cette raison que la mosquée de cette ville de la Drôme était visée. Interpellés mercredi 1er avril, ils ont reconnu les faits lors de leurs interrogatoires. 

Les quatre lycéens font d'ores et déjà l'objet de mesures d'exclusion "à titre conservatoire", rapporte France 3 Alpes, mesures qui risquent fort de devenir définitives, a annoncé le colonel Jean-Pascal Breton, du Service d'information et de relations publiques de l'armée (Sirpa) de l'air.

Quel était leur projet ? 

Des perquisitions ont été menées dans l'établissement et au domicile d'un des jeunes. C'est là que les enquêteurs ont retrouvé des munitions, une carte de Montélimar, et un plan d'action détaillant, étape par étape, leur projet. Autre élément découvert lors de ces fouilles : ils auraient fait des recherches sur internet pour savoir comment fabriquer des explosifs. Des ustensiles de chimie ont également été saisis. Les gendarmes ignorent en revanche s'ils avaient prévu de déclencher une bombe, puis un incendie, ou alors juste un incendie. 

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Les enquêteurs cherchent aussi à comprendre leurs motivations. Une de leurs camarades, interrogée samedi par France 3 Alpes, confie qu'"il y avait quelques problèmes de comportement, mais c'est bizarre, j'ai peur qu'ils se soient tous auto-endoctrinés".

Comment a-t-il été déjoué ? 

Selon le parquet de Grenoble, contacté par France 2, l'un des jeunes, vraisemblablement dépassé par "cette action", s'est confié au directeur de l'établissement. C'est lui qui a ensuite prévenu la gendarmerie de l'air, ce qui a débouché sur l'ouverture de la procédure judiciaire.

Pour rajouter au drame, le père d'un des jeunes mis en examen s'est suicidé au lendemain de leur interpellation.