Coup de projecteur sur les salaires en France. L'l'Institut national de la statistique et des études économiques a publié, mercredi 6 mars, l'édition 2013 de son panorama "Emploi et salaires", réalisé en collaboration avec la Dares (ministère du Travail). Disparités salariales, situation dans la fonction publique ou encore disparités salariales : francetv info en reprend les grandes lignes. 

Moins de disparités salariales 

C'est un des principaux enseignements de ce panorama : les inégalités de salaires entre hommes travaillant à temps plein ont diminué (PDF) en France entre 1967 et 2009, contrairement à l'évolution observée dans la plupart des pays développés. Ainsi, l'écart entre les 10% de salaires les plus élevés dans le secteur privé et les 10% les plus bas est passé de 3,5 à 3,0 sur la période.

Les explications Parmi les raisons invoquées, l'élévation générale du niveau d'éducation, mais aussi la hausse du smic, comme l'explique Jean-Paul Chapel, journaliste à France 2.

(Francetv info / Jean-Paul Chapel -France 2)

Les chômeurs seniors retrouvent plus souvent un job

L'Insee se penche par ailleurs sur l'emploi des 55 ans et plus (PDF), une catégorie où la France connaît un taux d'activité encore très faible (69% en 2011 en France, soit 14 points de moins que la moyenne européenne). Selon l'institut, le taux de retour à l'emploi des chômeurs quinquagénaires a progressé de façon positive au cours des dernières années. Un bémol toutefois : ils retrouvent "plus d'une fois sur deux" (56%) des postes à temps partiel. 

Les explications C'est d'abord une volonté des personnes. Avec l'âge, "les personnes recherchent de plus en plus un emploi à temps partiel", indique l'Insee. De plusles quinquagénaires sont plus souvent en contrats aidés, principalement à temps partiel. Ces contrats représentent 16% des emplois retrouvés par les 55-59 ans, contre 9% de ceux décrochés par les 45-49 ans.

La fonction publique en mutation

La situation de la fonction publique depuis les années 1980 a évolué en demi-teinte, révèle l'enquête de l'Insee (PDF). Ainsi, les fonctionnaires multiplient davantage les CDD "avant d'accéder à la titularisation", entrent plus tard dans la fonction publique, à 27 ans au lieu de 21 en 1980, et multiplient les passages dans le privé. Le niveau de diplôme est aussi "de plus en plus élevé par rapport à celui requis pour occuper les postes". Alors que 39% des bacheliers entrés avant 1980 occupaient un poste de niveau B, ils ne sont plus que 16% depuis 2000. Cette situation crée un phénomène de déclassement qui "s'est accentué au fil du temps".

Les explications Un jeu de dominos s'opère en fait entre les différents agents : ceux diplômés du supérieur long, eux-mêmes déclassés, repoussent les titulaires d'un bac ou d'un bac+2 vers les postes de catégorie C. Or, ces derniers sont normalement accessibles à partir du brevet des collèges. Toutefois, si les agents "sont de plus en plus nombreux à connaître un déclassement (...) leur situation peut ensuite progresser" grâce à des promotions, précise l'étude. Ces dernières vont toutefois, en premier lieu, aux hommes, aux agents de catégorie A et B et aux sur-diplômés.