Cet étiquetage, qui a fait l'objet d'une expérimentation d'un an, est censé orienter les consommateurs vers les produits les moins polluants.
Cet étiquetage, qui a fait l'objet d'une expérimentation d'un an, est censé orienter les consommateurs vers les produits les moins polluants. (THIERRY GACHON / MAXPPP)

En pleine affaire de la fraude à la viande de cheval, cette annonce ne passe pas inaperçue. La ministre de l'Ecologie Delphine Batho s'est prononcée lundi 18 février en faveur d'une "généralisation à terme de l’affichage environnemental", un étiquetage vert censé orienter les consommateurs vers les produits les moins polluants qui a fait l'objet d'une expérimentation d'un an. Début février, le Centre d'analyse stratégique (CAS) avait invité le gouvernement à "rendre obligatoire et bien plus lisible" l'affichage environnemental.

Entre l'été 2011 et 2012, plus de 160 entreprises volontaires ont testé l'affichage environnemental, concept issu du Grenelle de l'Environnement, en présentant au consommateur le bilan "vert" (émissions de C02, impact sur la qualité de l'eau ou l'air, production de déchets...) de toute une série de produits de l'agroalimentaire à l'habillement. L'affichage a pris des formes très différentes et s'est porté sur toutes sortes de supports (emballage, rayon, flashcode, internet).

Des "propositions concrètes" à l'automne

Après les associations de consommateurs et France nature environnement (FNE) en novembre 2012, les entreprises ont remis leur évaluation de l'expérimentation ce lundi à l'occasion d'un Forum entreprises organisé par le Commissariat Général du Développement Durable (CGDD). Delphine Batho en a profité pour souligner "l’ambition d'une généralisation à terme de l’affichage environnemental, après une première phase durant laquelle il pourrait être d’abord volontaire", selon le ministère.

"Il faut au préalable lever les nombreux obstacles techniques (...) et définir des modalités adaptées pour chaque secteur en veillant à l'information claire et lisible du consommateur", ajoute le communiqué. Dans cette optique, les membres du Conseil national de la transition écologique (notamment les entreprises, associations, syndicats, élus) seront associés pour fournir des "propositions concrètes" à l'automne.