BNP Paribas, vente de navires Mistral à la Russie : Obama recadre Hollande

Le dîner entre les deux chefs d'Etat risque d'être tendu, jeudi soir, à la veille des célébrations officielles du Débarquement.

Le président des Etats-Unis, Barack Obama, lors d'une conférence de presse, à la fin du sommet du G7, à Bruxelles (Belgique), le 5 juin 2014.
Le président des Etats-Unis, Barack Obama, lors d'une conférence de presse, à la fin du sommet du G7, à Bruxelles (Belgique), le 5 juin 2014. (DURSUN AYDEMIR / ANADOLU AGENCY / AFP)
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Leur tête-à-tête dans un restaurant parisien pourrait être mouvementé. François Hollande reçoit Barack Obama, pour les célébrations du D-Day. Au cours du dîner, jeudi 5 juin, le chef de l'Etat doit notamment aborder le cas BNP Paribas et la crise ukrainienne. Des sujets sur lesquels le président des Etats-Unis a laissé entendre son point de vue.

BNP Paribas : "Le président ne s'en mêle pas"

"La tradition aux Etats-Unis est que le président ne se mêle pas des affaires judiciaires." C'est ce qu'a répondu Barack Obama à François Hollande, qui s'inquiétait de "sanctions disproportionnées" dans le dossier BNP Paribas. La banque française est menacée d'une amende de 7,3 milliards d'euros pour avoir enfreint l'embargo américain contre certains pays. "Peut-être que la tradition est différente dans d’autres pays, mais cela nous paraît nécessaire pour que les règles de droit ne soient pas affectées par des interférences politiques", a asséné le président américain.

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Vente de Mistral : "Il aurait été préférable de suspendre"

La France et la Russie ont signé, en 2001, un contrat pour deux navires Mistral, le premier devant être livré en octobre 2014, le second en 2015. Ils sont destinés à la flotte russe de la mer Noire. "J'ai exprimé une certaine inquiétude sur la poursuite de contrats militaires avec la Russie au moment même où elle a violé la loi internationale et l'intégrité territoriale de son voisin [l'Ukraine]", a déclaré Barack Obama lors d'une conférence de presse, à l'issue du sommet du G7 à Bruxelles (Belgique). "Il aurait été préférable de suspendre" cette vente, a-t-il ajouté, tout en concédant qu'il s'agissait d'un "gros contrat", qui représentait des emplois en France.

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