Dans une tribune publiée par Le Monde mardi 3 juillet et intitulée "Il faut en finir avec les barons de la droite", l'ancienne garde des Sceaux Rachida Dati met en garde contre la transformation de l'UMP en "un parti de vieux notables et d'héritiers qui n'ont pas le courage d'aller conquérir le peuple là où il est"

En creux, une violente charge contre François Fillon, qu'elle a longtemps affronté pour une investiture de l'UMP à Paris, avant de reculer. Comme lorsqu'elle plaide pour "un parti de femmes et d'hommes courageux qui n'ont pas peur d'affronter le suffrage des Français, même lorsque la victoire n'est pas acquise".

"Socialement privilégiés depuis toujours"

"On a vu des 'responsables' de notre parti faire le choix de se planquer pour éviter de subir une nouvelle défaite. Ils ne supportaient sans doute pas d'avoir à dépendre du peuple. Le peuple fera sans eux. Ils ne sont pas aptes à diriger demain notre parti", ajoute cette proche de Jean-François Copé, dans une pique qui pourrait aussi viser Alain Juppé, ce dernier ayant renoncé à se présenter dans la 2e circonscription de Gironde.

Selon la maire du 7e arrondissement de Paris, la "campagne naissante" pour la présidence de l'UMP "est déjà en train de dériver". Elle appelle à remettre "les militants au cœur" du parti, afin de mettre "un terme à l'UMP des barons et de ceux qui croient savoir mieux que les autres, parce qu'ils sont socialement privilégiés depuis toujours".

"Mon propos est de souligner que les militants sont exaspérés. Ils ont le sentiment d'être oubliés et que les dirigeants du parti se répartissent les postes", a ensuite tenu à préciser la députée européenne, se défendant d'attaquer sans le nommer François Fillon.