Le "perchoir", fauteuil du président de l'Assemblée nationale, suscite les convoitises parmi les socialistes.
Le "perchoir", fauteuil du président de l'Assemblée nationale, suscite les convoitises parmi les socialistes. (THOMAS COEX / AFP)

Sitôt élus, sitôt candidats. La défaite de Ségolène Royal, dimanche, n'est pas encore digérée par les socialistes que, déjà, les candidatures au perchoir, qu'elle briguait, se font connaître. Lundi 18 juin, Claude Bartolone a parlé le premier, suivi de près par Elisabeth Guigou. L'élection du président de l'Assemblée nationale aura lieu le 26 juin.

• Claude Bartolone

Fort de ses 75,3% dans la 9e circonscription de Seine-Saint-Denis, le président PS du conseil général de ce département, Claude Bartolone, a choisi le Parisien pour officialiser sa candidature"J'ai tenu à respecter les temps : celui des primaires, celui de la présidentielle, celui des législatives. Nous avons désormais une majorité. Le moment est donc venu de proposer ma candidature", déclare ainsi Claude Bartolone, sans oublier de saluer dans le même temps sa collègue "Ségolène" qui "a réussi à créer un lien charnel avec les Français". 

• Elisabeth Guigou

L'ancienne Garde Sceaux Elisabeth Guigou n'a pas tardé à le suivre. Dans les couloirs de l'Assemblée, elle a confié à des journalistes souhaiter "avoir des responsabilités au bureau de l'Assemblée nationale, et si c'était la plus haute qui m'était confiée, ce serait évidemment un grand honneur pour moi de l'assumer, mais il faut qu'il y ait un dispositif collectif". "Je marque ma disponibilité mais je ne souhaite pas être dans une démarche individuelle", a-t-elle tenu à préciser, soulignant que le choix de la personnalité pour le perchoir devait procéder d'une décision collective du groupe PS.

Elle aussi avait eu, un peu plus tôt, un mot pour Ségolène Royal, jugeant qu'elle "ne méritait pas ça".

• Jean Glavany

Le député PS de la 1e circonscription des Hautes-Pyrénées Jean Glavany lui a emboîté le pas lundi après-midi. Largement élu (66,91%) dimanche à un cinquième mandat, le socialiste a déclaré se présenter "comme un parlementaire assidu et investi" lors d'une conférence de presse, car "l'élection de François Hollande offre une occasion inestimable pour le Parlement".