Ségolène Royal avait annonçait sa défaite aux législatives, dimanche 17 juin, avant 20 heures, ce qui est interdit par la loi. Mais le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) ne punira finalement pas ceux qui ont relayé son message, a-t-il annoncé mardi.

Réuni en séance pleinière à ce sujet, le Conseil a justifié sa décision "en raison des circonstances particulières et notamment l'heure de diffusion de l'allocution de Mme Royal et du fait que le scrutin était clos dans la circonscription concernée". 

Royal s'offusque sur Twitter

Battue, la candidate socialiste pour les élections législatives dans la 1re circonscription de Charente-Maritime avait dénoncé "un acharnement" sur Twitter.

Un article du Point.fr relatait en effet la possible mise en cause de la socialiste, jugeant que "l'incident Royal crée un précédent fâcheux si, à chaque élection locale, les élus ou leurs rivaux déçus se mettent à s'exprimer avant 20 heures". 

De quoi fâcher tout rouge la candidat déçue. "Avoir dit que je risque 75 000 euros d'amende est totalement surréaliste ! Aller dire aujourd'hui que j'aurais pu être condamnée alors que c'est totalement faux, je considère que c'est une forme d'acharnement", répète-t-elle sur le site du Nouvel Observateur.

"Un cas de figure inédit"

Le journaliste David Pujadas avait commenté dimanche, en direct sur France 2 après la déclaration de Ségolène Royal : "C'est un cas de figure inédit puisqu'il nous est impossible de donner les résultats, nous, avant 20 heures. C'est la loi. Nous nous y conformons. Mais vous l'avez vu, c'est Ségolène Royal qui a choisi elle-même de s'exprimer publiquement sur le sujet."

Il avait ajouté : "Alors on ne va pas donner précisément ces résultats, tout le monde les aura compris mais il nous est toujours interdit de les commenter officiellement. Ce qui est sûr, c'est qu'on sent chez Ségolène Royal de l'amertume".