Agriculture : un circuit de distribution pas toujours transparent

Les consommateurs ont souvent du mal à comprendre pourquoi ce qu'ils payent en magasin ne revient pas en priorité aux producteurs. France 3 décrypte un circuit complexe.

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FRANCE 3

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Il y a douze ans, Gervais, agriculteur dans la Manche, a fait le choix du label BBC (Bleu Blanc Cœur). En conséquence, ses porcs sont nourris avec un aliment comprenant de la graine de lin. Ce choix lui permet de gagner deux centimes supplémentaires par kilo de porc. Une hausse mineure mais non négligeable en ces temps de crise. "On cherche toujours les petites choses qui font qu'on va se rapprocher le plus possible du coût d'équilibre", commente-t-il au micro de France 3.

De 1,25 euro à plus de 6,60 euros

Pour atteindre cet équilibre, Gervais devrait vendre son porc à 1,45 euro le kilo. Cette semaine, le prix était à 1,25 euro. Le label BBC ne le protège donc pas de la crise. Pour l'abatteur qui achète ses porcs, les marges de manœuvre aussi sont serrées. "En général, il nous reste un à deux centimes du kilo en fin d'année", chiffre le professionnel. Les longes de porc sortiront ce jour-là de l'abattoir à 2,60 le kilo. La viande est ensuite transformée par une PME d'Ille-et-Vilaine qui mise sur des produits de qualité. Le kilo de porc sera vendu 6,60 le kilo aux distributeurs. Ce dernier va en moyenne ajouter 25% au prix du produit.

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Le logo des viandes Charal au Salon de l'agriculture, le 23 février 2015. (MAXPPP)