"Bugaled-Breizh": le commandant du sous-marin anglais mis en cause se défend

Dans "Le Télégramme", il affirme que son bâtiment était à quai lors du naufrage du chalutier en janvier 2004.

L\'épave du \"Bugaled-Breizh\" arrive à Brest (Finistère) après son renflouement, le 13 juillet 2004.
L'épave du "Bugaled-Breizh" arrive à Brest (Finistère) après son renflouement, le 13 juillet 2004. (FRED TANNEAU / AFP)
franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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C'est la première fois qu'il s'exprime. Le commandant du Turbulent, le sous-marin britannique soupçonné d'être impliqué dans le naufrage du chalutier Bugaled-Breizh en janvier 2004 s'est défendu de toute implication dans les colonnes du Télégramme.

"Le 15 janvier (2004), le 'Turbulent' était à quai", assure Andrew Lawrence Coles. Empêché par la Royal Navy de s'exprimer directement, le commandant parle par l'intermédiaire de son épouse. Ceci "a été prouvé par les différents éléments fournis par la Royal Navy à l'armée française et à la justice française", souligne-t-il près de neuf ans après le naufrage inexpliqué du Bugaled-Breizh et la mort de ses cinq marins au large des côtes britanniques.

"Il y avait un sous-marin français"

Le quotidien relève cependant que, dans un extrait du journal officiel de la Royal Navy rendant compte de l'activité en mer du Turbulent en janvier 2004, est mentionnée une mission spéciale : infiltrer un exercice naval à proximité de la Cornouailles sans révéler sa présence. "Cela vient du fait que les mouvements des submersibles changent tout le temps", explique le commandant. Des manœuvres de l'Otan et de la Marine britannique se déroulaient dans la zone du naufrage au moment du drame. "Le Turbulent devait effectivement participer à l'exercice Aswex04 mais il y a eu un problème dans la machinerie du sous-marin et nous avons donc dû rester à quai pour réparer", affirme Andy Coles.

"Nous ne comprenons pas pourquoi, huit ans après les faits, la justice française et le gouvernement français n'ont toujours pas dit officiellement que les réponses avaient été données par la Royal Navy et le gouvernement britannique", déclare le commandant. Il ajoute : "On vous rappelle qu'il y avait aussi un sous-marin français (Rubis) qui participait à l'exercice militaire le jour du naufrage. Peut-être est-ce finalement plus facile pour les autorités françaises de laisser penser qu'il s'agit d'un sous-marin anglais plutôt que de laisser penser aux Français qu'il s'agit d'un sous-marin français ?"