A Toulon, une centaine de personnes "en short" pour soutenir une étudiante agressée à cause de sa tenue

Après son agression verbale, Maude Vallet avez pris la parole sur Facebook, publiant un texte partagé par plus de 50 000 personnes. 

Des femmes participent à une \"marche des shorts\", à Toulon, dans le Var, samedi 25 juin 2016. 
Des femmes participent à une "marche des shorts", à Toulon, dans le Var, samedi 25 juin 2016.  (BERTRAND LANGLOIS / AFP)
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"Tous en short ! " Samedi 25 juin, une centaine de personnes se sont rassemblées place de la Liberté, à Toulon (Var), pour dénoncer l'agression d'une étudiante de la ville, le 13 juin. Dans un message posté sur Facebook, Maude Vallet avait expliqué avoir été insultée par d'autres jeunes femmes parce qu'elle portait un short. 

Durant cette "marche en sort", les manifestants ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Tous en short", "Liberté" ou encore "Respecte moi", indique BFM TV.  "Nous voulons dénoncer un fait de société et porter l'égalité des femmes", a indiqué Cécile Muschotti, organisatrice de la manifestation et militante socialiste, citée par la chaîne. 

Une autre initiative, en ligne cette fois, est prévue le 1er juillet, indique Var-Matin. "Brigitte, une Toulonnaise, a lancé avec Maxime une page Facebook 'Tous en short le 1er juillet' appelant les participants à poster ce jour-là sur leur profil Facebook une photo d'eux en short", explique le quotidien régional.

"Bonjour, je suis une salope"

Après son agression verbale, Maude Vallet avait pris la parole sur Facebook. Dans un texte accompagné d'une photo titrée "Bonjour, je suis une salope", la jeune femme avait dénoncé cette agression sexiste. "Nous sommes en 2016 et je viens de me faire agresser parce que je portais un short. Oui, un short. UN PUTAIN DE SHORT. Nous sommes en 2016 et un groupe de 5 FILLES m'a insulté, menacé, craché dessus dans un bus sans que jamais personne n'intervienne (...)", expliquait-elle dans ce texte partagée par plus de 50 000 personnes sur le réseau social. Soulignant l'inégalité qui subsiste entre les hommes et les femmes, elle ajoutait "la très agréable impression d'avoir fait un bond de quelques siècles en arrière."

"J'avais l'habitude des pelos relous qui te klaxonnent et te sifflent comme un chien parce que tu as le malheur de disposer d'un vagin, qui viennent te harceler parce qu'ils ne comprennent pas ton 'non', je connaissais les propos misogynes et salaces quand tu n'as apparemment pas assez de tissu sur toi pour protéger ta vertu, mais que ca aille aussi loin AVEC DES FEMMES pour un pauvre short, c'est une triste première", déplorait encore Maude. 

Toujours sur Facebook, la jeune femme a indiqué le 17 juin avoir porté plainte. "Grâce à la visibilité de mon post, j'ai pu retrouver 6 témoins dont l'homme qui m'a protégée", a-t-elle expliqué.