Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault, le 22 septembre 2010 à Pau.
Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault, le 22 septembre 2010 à Pau. (THIERRY SUIRE / AFP)

Le calendrier n'est pas encore précisément calé, mais la France aura un nouveau gouvernement d'ici une dizaine de jours. Plusieurs indices permettent d'ores et déjà de s'en faire une petite idée. Durant la campagne, François Hollande avait lui-même distillé quelques informations : son gouvernement serait "paritaire" (autant d'hommes que de femmes) et resserré, avec à sa tête un Premier ministre "qui gouverne" et qui ne sera pas un simple "collaborateur".

Ce Premier ministre pourrait être Jean-Marc Ayrault, le choix du confort pour le nouveau président. Le maire de Nantes, patron du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, qui entretient de très bonnes relations avec François Hollande, tient la corde face à Martine Aubry, même si elle a fait campagne avec abnégation. Les outsiders pour ce poste : Manuel Valls voire Pierre Moscovici.

Le casting se précise aussi pour certains ministères. A l'Education nationale, Vincent Peillon fait figure de favori. Le président de la région Bretagne, Jean-Yves Le Drian, pourrait hériter du ministère de la Défense. Quant à Laurent Fabius, il est pressenti au Quai d'Orsay. La députée Marisol Touraine devrait être nommée aux Affaires sociales. Voilà pour les portefeuilles les plus probables.

Satisfaire tout le PS et le reste de la gauche

Les paris restent ouverts pour les autres postes. Le ministère de l'Intérieur, que Nicolas Sarkozy avait occupé avant de devenir président, fait des envieux. Il intéresse notamment François Rebsamen, le maire de Dijon, mais surtout Manuel Valls, qui a pris des galons pendant la campagne en tant que directeur de la communication de François Hollande. Les noms de Bertrand Delanoë ou de Michel Sapin circulent pour le ministère de la Justice, à moins que le chargé du projet de François Hollande ne retourne à Bercy.

Parmi les femmes qui pourraient être promues au gouvernement, les porte-parole Najat Vallaud-Belkacem et Delphine Batho sont régulièrement citées, ainsi que la députée de Moselle Aurélie Filippetti, pressentie à la Culture.

François Hollande et son futur Premier ministre devront se livrer à un savant dosage entre les différentes sensibilités du Parti socialiste. Mais aussi avec les partenaires du reste de la gauche. Chez les Verts, Cécile Duflot, Jean-Vincent Placé et Eva Joly peuvent prétendre à un portefeuille. De même que l'ancien communiste Robert Hue, et le radical de gauche Jean-Michel Baylet, qui ont soutenu François Hollande dès le premier tour.