Feuilleton 2/5 : "Soif de mer"

a revoir

Présenté parElise Lucet

Diffusé le 24/09/2013Durée : 00h50

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Mis à jour le , publié le

Notre feuilleton au Grand Pavois, à La Rochelle. C'est le plus grand salon nautique a ciel ouvert en Europe. L'ouverture, c'est demain, les 700 bateaux ne sont pas tous arrivés. Il fait trop beau, pas assez de vent. Les visiteurs pourront tout de même admirer de magnifiques voiliers, déjà arrimés aux pontons. Certains sont de vraies maisons flottantes. "O mon bateau, tu es le plus beau des bateaux".

La beauté, paraît-il, est une question de perception. Difficile de passer inaperçu aux commandes du plus gros bateau du salon. "Le Victoria" est presque grand comme un court de tennis. Ce matin, leçon de pilotage pour l'équipage. Garer ce bateau comme une auto.

Sur un catamaran, j'ai deux moteurs. je peux tourner, c'est un peu plus facile que sur un monocoque. Ce qui est impressionnant, c'est la taille. On a l'impression qu'on va pas passer. Quand on a nos distances, c'est comme en voiture.

On est partis. C'est où qu'on va.

On va faire un peu de vitesse. Il y a du vent de travers. Voilà. Comme une lettre à la poste.

Y a pas trop de place, c'est un peu le chausse-pied. On va approcher. L'avantage, c'est qu'on a le vent en face.

C'est bon de mon côté.

J'y arrive plus facilement avec ma voiture. Mais le trottoir me gêne. A droite, j'y arrive pas.

Pour Daniel, régisseur du salon, la matinée se complique. A 24H de l'ouverture, il faut vérifier que chacun est à sa place, et accueillir les retardataires.

Il en reste beaucoup a arriver.

Il reste 60% des bateaux a arriver. C'est impressionnant. Mais ça va arriver.

Faire cohabiter 300 bateaux n'est pas une mince affaire.

On a celui-ci.

Celui-là, il reste.

Non, il est pas à sa place, c'est un 10 mètres.

C'est pas le casse-tête chinois, mais presque. C'est les chaises musicales, en fait.

Les constructeurs français craignent d'être touchés par la crise. Bertrand, à la tête d'une entreprise de bateaux à moteur sur l'île de Re, sait qu'il ne faut pas se laisser aller.

C'est pas important, c'est indispensable. Si vous ne faites pas ce salon, on vous oublie. Au Grand Pavois, les gens viennent parce qu'ils peuvent essayer un bateau. On a déjà énormément de rendez-vous pour des essais. Ça se concrétise souvent par des ventes.

Pour garder le cap, on peut vendre a l'étranger et construire des bateaux très confortables. Des sortes d'appartements flottants, comme notre grand catamaran. Il a fallu un an d'études avant de le construire. Luxe et performance sont les maîtres mots. Prix : autour de 1,5 million d'euros. Il est produit en France, dans cet atelier. Mais il faudra attendre demain pour y pénétrer.

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