Fessenheim fermée en 2016 comme le dit Emmanuelle Cosse ? Pas exactement, répond Ségolène Royal

Dimanche, la ministre du Logement, Emmanuelle Cosse, avait assuré que la centrale nucléaire serait fermée dès cette année.

La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, lors d'une visite d'un site d'Airbus aux Mureaux (Yvelines), le 5 février 2016.
La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, lors d'une visite d'un site d'Airbus aux Mureaux (Yvelines), le 5 février 2016. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

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Elle contredit implicitement la nouvelle ministre du Logement. La ministre de l'Environnement et de l'Energie, Ségolène Royal, a confirmé, lundi 7 mars, que la procédure de fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) serait enclenchée en 2016. La veille, Emmanuelle Cosse avait assuré qu'elle serait fermée dès cette année.

"Le président de la République s'est engagé à fermer Fessenheim d'ici la fin 2016. C'est ça, la date", avait insisté l'ancienne chef de file d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), lors d'un entretien au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. "Le processus est assez simple pour arrêter un réacteur", avait-elle ajouté.

Une fermeture effective en 2018, selon Ségolène Royal

"Il y a deux choses dans le mot fermeture. (...) Il y a le retrait de l'autorisation de fonctionner" qui "sera fait lorsque le conseil d'administration [d'EDF] au mois de juin en aura fait la demande", a expliqué lundi Ségolène Royal au journal télévisé de TF1. "Lorsqu'EDF aura confirmé cette demande, le décret d'arrêt de fonctionnement sera pris", a-t-elle ajouté.

Ségolène Royal a demandé en octobre au géant de l'électricité d'entamer la procédure de fermeture de Fessenheim d'ici à "la fin juin 2016", en vue d'une fermeture effective en 2018. "Moi je voudrais quand même dire aux Français qui nous écoutent que fermer un réacteur ou une centrale nucléaire, c'est pas tourner un robinet", a-t-elle ajouté.

A la place de la centrale, "pourquoi pas une usine de voitures électriques ?"

"Une centrale nucléaire comme Fessenheim, c'est 2 000 emplois, c'est 2 000 personnes, c'est 2 000 salariés", a souligné la ministre, estimant que le site pourrait éventuellement à terme être reconverti dans les énergies renouvelables. "Pourquoi pas une usine de voitures électriques?", s'est-elle demandé.

En septembre 2015, François Hollande avait déclaré que Fessenheim, en service depuis 1977, ne fermerait pas en 2016 comme prévu – et contrairement à l'une de ses promesses électorales de 2012 –, en raison du retard pris par le chantier de construction du réacteur nucléaire EPR de Flamanville (Manche).