Yvelines : un voyageur sauve une femme sur le point d'être violée dans un train par trois hommes

"Le Parisien" affirme, jeudi, que deux Afghans ont été mis en examen, le 19 décembre à Versailles. Un troisième homme court toujours.

La jeune femme a été agressée sexuellement dans un train circulant entre Versailles et Houdan (Yvelines), le 9 décembre 2015, rapporte "Le Parisien".
La jeune femme a été agressée sexuellement dans un train circulant entre Versailles et Houdan (Yvelines), le 9 décembre 2015, rapporte "Le Parisien". (LUDOVIC CAILLERE / AFP)

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Elle a été sauvée in extremis. Le Parisien / Aujourd'hui en France affirme, jeudi 7 janvier, qu'une femme de 28 ans a échappé à un viol collectif le 9 décembre alors qu'elle se trouvait dans un train entre Versailles et Houdan (Yvelines). Ce jour-là, alors qu'elle sort de la supérette dans laquelle elle travaille, elle s'engouffre dans le train. Il est quasi-vide.

Le quotidien raconte qu'une dizaine d'Afghans sont à bord du train. Ils sont montés à la gare Montparnasse. Le Parisien précise que "trois d'entre eux profitent de son isolement et commencent à l'importuner". La jeune femme change de place mais ils continuent de la suivre. Elle est alors prise au piège. "L'un des trois hommes en profite pour se livrer à des attouchements tandis qu'un autre l'étrangle en serrant son écharpe. Le troisième sort un couteau et l'approche de son visage. Les agresseurs commencent à la déshabiller", détaille le journal.

Ils disent être des réfugiés politiques

Mais la jeune femme est sauvée par un voyageur qui intervient et réussit à la sortir du train en gare de Houdan. La victime est en état de choc. "Les urgences médico-légales lui ont accordé dix jours d'incapacité totale de travail (ITT)", précise une source proche de l'enquête.

Les trois agresseurs ont été identifiés grâce aux images de vidéosurveillance. Deux d'entre eux ont été interpellés. Agés de 21 et 45 ans, ces deux hommes, qui disent être des réfugiés politiques, ont été mis en examen et écroués. D'après les premiers éléments de l'enquête, ils partagent une chambre dans un foyer Adoma.

S'ils nient avoir commis la tentative de viol, ils reconnaissent, toujours selon Le Parisien, s'être rendus ce soir-là avec leurs camarades "au bois de Boulogne pour rencontrer des homosexuels et des travestis afin d'avoir des relations sexuelles 'tarifées ou consenties'".