Viol présumé diffusé sur les réseaux sociaux : les deux suspects placés en détention provisoire

Les deux auteurs présumés ont été interpellés dimanche, après le signalement de la vidéo par les internautes, et mis en examen mardi pour viol en réunion. 

Deux hommes, suspectés d'avoir abusé d'une jeune femme dans cet immeuble du quartier de la Porte d'Espagne à Perpignan, avant de mettre sur les réseaux sociaux les images du viol, ont été mis en examen, le 5 janvier 2016, et placés en détention provisoire.
Deux hommes, suspectés d'avoir abusé d'une jeune femme dans cet immeuble du quartier de la Porte d'Espagne à Perpignan, avant de mettre sur les réseaux sociaux les images du viol, ont été mis en examen, le 5 janvier 2016, et placés en détention provisoire. (MAXPPP)
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France Télévisions

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Le parquet de Perpignan (Pyrénées-Orientales) a annoncé, mardi 5 janvier, la mise en examen et le placement en détention provisoire de deux hommes, suspectés d'avoir abusé d'une jeune femme dans un appartement du quartier de la Porte d'Espagne. Les deux hommes sont aussi accusés d'avoir mis en ligne, sur Facebook et Snapchat, les images du viol.

Plus tôt dans la journée, le procureur de la République avait annoncé l'ouverture d'une information judiciaire pour "viol en réunion, enregistrement d'images d'un viol en réunion et atteinte à la vie privée".

La vidéo signalée aux autorités par les internautes

Les deux hommes, âgés de 18 et 22 ans, ont été interpellés dimanche, après le signalement de la vidéo par les internautes aux autorités. Les images montrent les deux suspects (dont on n'aperçoit jamais le visage) boire du whisky et fumer des joints avec une jeune fille, qui semble droguée ou alcoolisée, avant de l'abuser sexuellement.

Les trois individus se connaissaient et s'étaient reunis pour, "selon leurs dires, faire la fête", selon le procureur. "Des expertises médicales, informatiques, toxicologiques et psychologiques" doivent déterminer si "ces relations ont été intégralement et librement consenties".

L'avocate du prévenu de 22 ans, François Nogues, a précisé que son client "clame son innocence". Ce dernier considère la jeune femme "comme sa petite amie depuis cinq ans". "Il s'agit de libertinage, peut-être poussé, (...) mais en aucun cas il ne peut y avoir viol", a affirmé l'avocate.