Les enquêteurs chargés de la fusillade d'Istres (Bouches-du-Rhône) n'ont toujours pas obtenu d'explications claires de la part du tireur, qui a tué à la kalachnikov AK-74 trois passants dans un quartier tranquille de sa ville, jeudi 25 avril. Mais, vendredi, ils en savent un peu plus sur la personnalité de ce jeune homme de 19 ans, passionné d'armes et amateur de jeux vidéo.

Ses voisins le décrivent comme un solitaire. "Il se croyait dans ses jeux. Il ne sortait jamais. Il avait des armes chez lui. Tout le monde le savait", raconte un jeune voisin. "Il était très seul, très réservé", confirme une habitante de ce quartier HLM voisin de celui de la fusillade.

Sur son profil Facebook, les références du tireur empruntent à des registres variés, montrent son goût des jeux vidéo, évoquent Mohamed Merah. "Braqueur de fourgon", dit-il dans la case "travail". Fanatique des armes, et même licencié en tir, le jeune homme était depuis un an sous contrôle judiciaire pour port d'armes prohibées. Il devait pointer tous les 15 jours au commissariat de la ville. Ce qu'il faisait, selon le parquet d'Aix.

Un policier emporte l'arme avec laquelle un jeune homme a tué trois personnes à Istres (Bouches-du-Rhône), le 25 avril 2013.
Un policier emporte l'arme avec laquelle un jeune homme a tué trois personnes à Istres (Bouches-du-Rhône), le 25 avril 2013. (GERARD JULIEN / AFP)