Somme : les gens du voyage lèvent leur barrage mais l'A1 reste fermée au niveau de Roye

Ils ont obtenu que le fils d'une des victimes de la fusillade, actuellement incarcéré à la maison d'arrêt d'Amiens, puisse assister aux funérailles de son père. 

L'autoroute A1 bloquée par des gens du voyage à hauteur de Roye (Somme), le 29 août 2015. 
L'autoroute A1 bloquée par des gens du voyage à hauteur de Roye (Somme), le 29 août 2015.  (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Mis à jour le , publié le

Les gens du voyage ont levé leur barrage sur l'autoroute A1 au niveau de Roye (Somme), samedi 29 août. Quatre jours après la fusillade qui a fait quatre morts dans un camp voisin, ils ont obtenu que le fils d'une des victimes, actuellement incarcéré à la maison d'arrêt d'Amiens pour d'autres faits, puisse assister aux funérailles de son père.

Mais l'autoroute doit en partie rester fermée dans la journée en raison des réparations à réaliser. Comme l'indique la Sanef dans un communiqué, la voie rapide dans le sens Lille-Paris rouvrira vers 14 heures. Quant à la reprise des trois voies et de la bande d'arrêt d'urgence dans le sens Paris-Lille, "l'estimation la plus optimiste de réouverture se situe entre 19h et 20h"

"Prendre les déviations indiquées"

La préfecture de la Somme invite les automobilistes, en cette journée rouge de retour de vacances, "à prendre les déviations indiquées" par Bison futé, qui comptabilisait 9,5 kilomètres de bouchon dans le sens Lille-Paris.

Le blocage avait commencé vendredi à 21h30. Outre des feux de pneus et de palettes bloquant totalement la circulation dans les deux sens de l'une des autoroutes les plus fréquentées d'Europe, les manifestants, munis de tronçonneuses, n'avaient pas hésité pas à couper des arbres environnants pour alimenter d'autres feux, notamment sur un rond point situé près d'un camp de gens du voyage, sous le regard médusé de touristes, parfois bloqués depuis des heures dans leur voiture.

Du fait des déviations, une grande partie du réseau secondaire était également saturé, laissant de nombreux touristes livrés à eux-mêmes en pleine campagne.