Ce que l'on sait des six personnes arrêtées en région lyonnaise qui projetaient de se rendre en Syrie

Des perquisitions ont été menées, mardi, dans différents lieux de la région, a indiqué le parquet de Paris à francetv info.

Un gendarme monte la garde lors d'une perquisition à Saint-Quentin-Fallavier (Isère), le 26 juin 2015.
Un gendarme monte la garde lors d'une perquisition à Saint-Quentin-Fallavier (Isère), le 26 juin 2015. (JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP)
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Six personnes qui s'apprêtaient à partir en Syrie ont été interpellées et placées en garde à vue, mardi 2 février, en région lyonnaise, a indiqué à francetv info le parquet de Paris. Des perquisitions ont été menées dans différents lieux de la région lyonnaise. 

Qui sont-ils ?

Il s'agit de cinq hommes, âgés de 22 à 37 ans, et d'une femme, âgée de 20 ans. Tous sont soupçonnés d'avoir voulu rallier la Syrie pour y mener le jihad. Certains sont connus des services de renseignement pour leur appartenance à la mouvance islamiste radicale. Certaines personnes arrêtées étaient connues pour des délits de droit commun, mais aucune n'avait été impliquée dans des affaires terroristes.

Selon les informations de France 3 Rhône-Alpes, un homme âgé de 25 ans a été arrêté sur la commune d'Amplepuis. Originaire de Lyon, il fréquenterait la mosquée de Villefranche-sur-Saône et vivrait seul dans un appartement du centre-ville, sans histoire. 

Quels sont les éléments dont disposent les enquêteurs ?

Les suspects s'étaient déjà procuré des billets de bus pour rejoindre Istanbul via la Bulgarie, selon une source judiciaire. En revanche, aucune arme n'a été découverte lors des perquisitions, indique Le Progrès. En cas d'échec pour rallier la Syrie, les suspects auraient échafaudé un plan B, consistant à se procurer des armes pour attaquer des clubs échangistes en France. Mais sur ce dernier point, le parquet ne dispose encore que de "soupçons initiaux", qui "doivent être corroborés".

Quel est le cadre de ces arrestations ?

Ces interpellations s'inscrivent dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte en décembre 2015 et confiée à la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire. Les gardes à vue peuvent durer 96 heures, avant d'éventuelles mises en examen par des juges antiterroristes. L'exploitation d'éléments informatiques et téléphoniques devrait permettre d'en savoir plus sur leur projet.