Attentat déjoué : les trois suspects mis en examen et incarcérés

Agés de 17, 19 et 23 ans, ils avaient envisagé une attaque contre un site militaire dans les Pyrénées-Orientales.

L\'entrée du site du sémaphore du cap Béar à Port-Vendres (Pyrénées-Orientales), le 16 juillet 2015.
L'entrée du site du sémaphore du cap Béar à Port-Vendres (Pyrénées-Orientales), le 16 juillet 2015. (RAYMOND ROIG / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Ils sont poursuivis pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Les trois suspects soupçonnés d'avoir planifié une attaque contre un site militaire dans les Pyrénées-Orientales ont été mis en examen, samedi 18 juillet. Agés de 17, 19 et 23 ans, ils ont été placés en détention provisoire après quatre jours de garde à vue.

Les trois jeunes hommes, ainsi qu'un adolescent de 16 ans relâché depuis, avaient été arrêtés en toute discrétion la veille du 14 juillet, près de Valenciennes (Nord), au Chesnay (Yvelines) et à Marseille. Mais François Hollande avait pris de court les responsables de l'antiterrorisme en révélant mercredi que "des actes terroristes" avaient été déjoués "cette semaine".

Un attentat envisagé pour fin 2015 ou début 2016

Les suspects se sont connus sur les réseaux sociaux et ont préparé ensemble leur départ en Syrie pour y mener le jihad, selon les premiers éléments de l'enquête. La radicalisation du plus jeune, repérée par le renseignement, a été signalée par un membre de sa famille. Décrit comme "un élément moteur", le jeune nordiste de Beuvrages (Nord) a été repéré et a fait l'objet d'un entretien administratif. Dans l'impossibilité de se rendre en Syrie, il a alors reçu instruction d'un jihadiste se trouvant en Syrie de "frapper sur place en France", a indiqué le procureur de Paris, François Molins.

Après des échanges avec les deux autres suspects, Antoine F. (19 ans) et Djebril A. (23 ans), le choix s'est porté sur le sémaphore de Fort Béar, un camp militaire sur les hauteurs de Port-Vendres (Pyrénées-Orientales) où avait officié le plus âgé des trois, alors marin. Ils auraient envisagé de tuer des militaires et de décapiter le chef du détachement, en filmant la scène pour la diffuser sur internet. L'exécution de ce projet aurait été envisagée pour fin décembre 2015 ou début janvier 2016.