Attentat déjoué : un des suspects a eu 17 comptes Twitter, tous suspendus

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait évoqué "l'activisme" du jeune homme "sur les réseaux sociaux".

Le sémaphore de fort Béar à Port-Vendres (Pyrénées-Orientales), le 16 juillet 2015.
Le sémaphore de fort Béar à Port-Vendres (Pyrénées-Orientales), le 16 juillet 2015. (RAYMOND ROIG / AFP)
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Il est soupçonné, avec deux autres hommes, d'avoir projeté l'attaque d'une installation militaire des Pyrénées-Orientales et la décapitation d'un officier au nom du jihad. L'un des trois suspects interpellés lundi 13 juillet a possédé 17 comptes Twitter, tous suspendus pour prosélytisme, rapporte I-Télé.

 

L'information est confirmée par le journaliste spécialisé David Thomson. Selon lui, ces comptes militaient en faveur du groupe Etat islamique et le dernier, le 18e, était encore actif jusqu'à lundi, jour de l'interpellation. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait évoqué "l'activisme" du jeune homme "sur les réseaux sociaux".

 

Les trois suspects ont revendiqué leur engagement jihadiste

Selon une source proche du dossier, les trois hommes se sont réclamés en garde à vue de l'organisation islamiste et ont revendiqué leur engagement jihadiste. Les suspects auraient projeté d'attaquer le fort Béar, un camp militaire situé sur les hauteurs de Port-Vendres (Pyrénées-Orientales).

Agés de 17 à 23 ans, ils vont être présentés à un juge d'instruction vendredi en vue de leur éventuelle mise en examen.