VIDEO. Bernard Cazeneuve veut dissoudre les mosquées radicales

Le ministre de l'Intérieur a dit avoir déjà engagé "des démarches en ce sens". 

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"Je n'ai pas attendu l'état d'urgence pour traquer les imams radicalisés qui prêchent la haine", a affirmé Bernard Cazeneuve, invité du 20 heures de France 2, dimanche 15 décembre, deux jours après les attentats qui ont fait au moins 129 morts à Paris et Saint-Denis. Expliquant vouloir faire preuve de "la plus grande fermeté", le ministre de l'Intérieur a indiqué vouloir étudier une disposition pour la dissolution des mosquées radicales. 

"L'état d'urgence, c'est la volonté, à travers la prorogation et la révision de la loi de 1955, de pouvoir, de façon extrêmement ferme et déterminée, procéder à l'expulsion de ceux qui doivent être expulsés parce qu'ils prêchent la haine en France, qu'ils ont été engagés ou qu'on soupçonne l'engagement dans des actions à caractère terroriste", a déclaré Bernard Cazeneuve. 

Une délibération en Conseil des ministres

Et d'ajouter : "Cela veut dire – j'ai engagé des démarches en ce sens et il y aura une délibération en Conseil des ministres – la dissolution des mosquées dans lesquelles des acteurs appellent ou profèrent la haine."

Le ministre a également rappelé "l'augmentation très significative des moyens" des services de renseignement avant même les attentats de vendredi, avec notamment "1 500 emplois créés", "près de 233 millions d'euros investis" et "des nouvelles dispositions législatives".

"Est-ce que, dans le contexte de guerre que nous vivons, il faut aller au-delà ? La réponse a été donnée par le président et le Premier ministre: oui, il le faut. L'état d'urgence donne des moyens : assignations à résidence, perquisitions... Ces moyens seront entièrement et pleinement utilisés", a-t-il encore déclaré.

Bernard Cazeneuve, invité du 20 heures de France 2, le 15 novembre 2015. 
Bernard Cazeneuve, invité du 20 heures de France 2, le 15 novembre 2015.  (FRANCE 2)