Envoyé spécial, France 2

VIDEO. Max, victime d'attentat : "Sans ce traitement, j'aurais fait une grosse bêtise"

Un comprimé pour oublier l'horreur, est-ce que ça marche ? "Envoyé spécial" a suivi trois rescapés d'attentat au long d'un protocole de soins révolutionnaire. Aujourd'hui, comment va "le patient 1" de cet essai clinique ? Max est revenu sur les lieux de la tuerie du 13 novembre 2015, face au Bataclan. Extrait.

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Le soir du 13 novembre 2015, Max entend une fusillade en bas de chez lui. Il descend, filme la scène (des images qu'il a confiées à "Envoyé spécial"), vient en aide à une victime. Sous ses yeux, "à côté de cet arbre, là", cinq vies ont été fauchées. Des images, des odeurs, des sons qui l'ont traumatisé. Max a été le tout premier à suivre la thérapie expérimentale mise au point par le Dr Alain Brunet.

Trois mois après la fin de son traitement, "Envoyé spécial" l'a retrouvé à ce coin de rue où il n'arrivait plus à mettre les pieds, face au Bataclan. Aujourd'hui, comment va "le patient 1" de l'essai clinique ? 

Devant une plaque à la mémoire des victimes qui porte le nom de Lucie Dietrich, Max, très ému, se souvient : "Lucie, c'est l'une des personnes que je vois encore par terre. Je lui tenais la main, je lui parlais, je lui disais 'Restez avec nous, Madame, restez avec nous, les secours vont arriver'. Elle est partie, elle avait ses mains encore avec moi."

"J'avais envisagé de me foutre en l'air"

Après six séances de thérapie accompagnées d'un comprimé de propranolol, un bêtabloquant, tous les détails de cette soirée de cauchemar sont encore bien présents dans sa mémoire. Mais "ce qui a bougé, c'est que je peux en parler sans avoir ce stress", explique Max, pourtant encore sous le choc – un choc devenu supportable et racontable. Vivable. "Vous m'auriez parlé sans le traitement, j'aurais craqué totalement."

Ce qui a changé, c'est que Max n'a plus dans la tête le film des événements qui tourne en boucle jour et nuit. "Sans ce traitement, j'aurais fait une grosse bêtise, confie-t-il. J'avais envisagé de me foutre en l'air."

Extrait de "Victimes d'attentat, un comprimé pour oublier ?", diffusé dans "Envoyé spécial" le 14 septembre 2017.

Max, victime d\'attentat : \"Sans ce traitement, j\'aurais fait une grosse bêtise\" (\"Envoyé spécial\")
Max, victime d'attentat : "Sans ce traitement, j'aurais fait une grosse bêtise" ("Envoyé spécial") (FRANCE 2 / FRANCETV INFO)