Sécurité renforcée, psychologues : dispositif inédit pour le concert des Eagles of Death Metal à l'Olympia

La salle de spectacle parisienne affichait complet, mardi, pour le concert du groupe américain. 

Jesse Hughes, le chanteur des Eagles of Death Metal, en concert à Stockholm (Suède), le 13 février 2016.
Jesse Hughes, le chanteur des Eagles of Death Metal, en concert à Stockholm (Suède), le 13 février 2016. (VILHELM STOKSTAD / TT NEWS AGENCY /AFP)

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Plus qu'un concert, un symbole. Trois mois après les attentats de Paris, les Eagles of Death Metal sont revenus, mardi 16 février, dans la capitale pour "finir" leur concert du 13 novembre. Tous les rescapés du Bataclan ont été invités. Environ 900 d'entre eux ont répondu présents à l'Olympia. Tous les autres billets ont été rapidement vendus. La salle mythique d'environ 1 500 places affichait complet. Francetv info revient sur ce qui attend les spectateurs.

Un accompagnement personnalisé pour les rescapés

L'Inavem, la fédération nationale d'aide aux victimes, en collaboration avec les différentes associations, avait mis en place une équipe d'environ 25 personnes avec des psychologues et des accompagnants. Ils seront identifiés par des badges.

Les rescapés qui le souhaitaient pouvaient être accueillis avant le concert afin de visiter la salle. "La configuration de l'Olympia est proche de celle du Bataclan", rappelle Carole Damiani, psychologue et directrice de l'association "Paris aide aux victimes" à francetv info. C'est donc important qu'ils puissent se familiariser avec les lieux".

Pendant le concert, différents lieux étaient réservés aux rescapés qui ressentaient le besoin de parler. "Si certains ont besoin de sortir pendant le concert, l'idée est de ne pas les laisser seuls, de s'assurer qu'ils vont bien", explique Carole Damiani. Une fois le concert terminé, un temps d'échanges avec les rescapés était également prévu.

Un "périmètre sanctuaire" autour de la salle

"Il y aura un dispositif renforcé avec un périmètre de sécurité" autour de l'Olympia, avait annoncé la préfecture de police. Ce "périmètre sanctuaire", installé dès le début d'après-midi, était "sans stationnement et vide de piéton, excepté le public du concert", avait précisé la préfecture. Un premier filtrage a été effectué par des policiers à l'entrée de ce périmètre avec vérification corporelle et détecteur de métaux.

Un second contrôle était effectué par des agents de sécurité à l'entrée de l'Olympia. "Une vérification de la salle sera faite bien avant le concert", avait ajouté la préfecture. D'autres mesures de sécurité étaient également prévues sur lesquelles la préfecture de police ne souhaitait pas communiquer.