"Pathétique", "triste spectacle"... Les internautes s'indignent de la passe d'armes entre le gouvernement et l'opposition

Quatre jour après les attentats de Paris, la séance très tendue des questions au gouvernement mardi à l'Assemblée nationale a exaspéré les réseaux sociaux.

Les députés à l'Assemblée nationale lors des questions au gouvernement le 10 novembre 2015.
Les députés à l'Assemblée nationale lors des questions au gouvernement le 10 novembre 2015. (MAXPPP)
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"Postures politiciennes stériles", "aucun respect du deuil"... La séance des questions au gouvernement, mardi 17 novembre, à l'Assemblée nationale, a indigné les internautes. Consacrée en majorité aux attentats de Paris, la séance s'est déroulée dans une ambiance très tendue entre la droite, la gauche et le gouvernement. Entre applaudissements de la majorité lors des interventions de Manuel Valls et huées de la droite, cette séance a tranché avec l'instant d'union nationale lundi lors de la réunion de l'Assemblée et du Sénat en Congrès, comme l'ont déploré de nombreux utilisateurs de Twitter.

Manuel Valls boudé, Christiane Taubira huée

L'intervention mardi dans l'hémicycle du député socialiste Jean Glavany, qui a affirmé que ceux qui s'abstiendraient de l'unité nationale "seraient rejetés aux oubliettes de l'Histoire", a ainsi fait bondir l'opposition. "Soyons des patriotes rassemblés pour abattre le terrorisme", a alors rétorqué le Premier ministre. Si toute la gauche s'est levée pour applaudir, la droite n'a pas bougé – seule une poignée d'élus dans ses rangs se sont joints aux applaudissements.

Christiane Taubira, la Garde des Sceaux, a elle été huée par une partie de la droite avant même d'avoir commencé à répondre à une question. Laurent Wauquiez et Christian Estrosi, tous deux têtes de liste Les Républicains aux élections régionales de décembre, sont ensuite montés au créneau avec leurs propositions concernant les fichés S. "Nous ne serons pas jugés sur de grands discours, mais sur nos actions" et "il n'y a plus de place pour les demi-mesures", a lancé le premier à l'adresse de Manuel Valls. "Pourquoi tant de sang versé et tant de larmes pour que vous nous entendiez", a lancé le second, déclenchant les huées de la gauche.