Les 4 Vérités : pour déjouer des attentats, "il n'y a que le renseignement humain", estime Alain Bauer

Le criminologue Alain Bauer était l'invité de Roland Sicard sur le plateau des 4 Vérités de France 2 mardi 17 novembre.

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France 2

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En terme de bilan humain, un palier a été franchi, "c'est indiscutable". En revanche, "en terme d'équipements, de sophistication, de coordination, on est dans le bas du classique", estime le criminologue Alain Bauer. "A l'exception du suicide programmé des kamikazes qui est une nouveauté en France, il n'y avait pas tant de progrès que cela". "Cela fait une dizaine d'années" que la Belgique est une plaque tournante du terrorisme. "C'est connu, signalé et repéré. Mais la situation de son État central a été longtemps affectée par une certaine incapacité à la réaction", analyse Alain Bauer. "La coordination est bonne entre les polices belge et française, mais on est face à une sorte de ligne Maginot 2. Pour ne froisser personne, les Belges surveillent les Belges et les Français. On n'avait pas pris en compte que des personnes traverseraient les frontières".

"Le temps est l'ennemi"

Les services de renseignement français sont "très bons pour la collecte, très bons pour la réaction après les attentats. Et 90 % des attentats n'ont pas lieu, ils sont donc très efficaces, juge Alain Bauer. Le problème, c'est de passer de 90 à 99 %. La défaillance que nous avons, c'est qu'on a toujours créé des policiers ou des espions qui faisaient dans l'antiterrorisme. Et dans l'antiterrorisme, le temps est votre ennemi au contraire de la lutte contre le crime organisé et il faut partager tout avec tout le monde à l'inverse du contre-espionnage".