Le chanteur des Eagles of Death Metal s'excuse d'avoir soupçonné les vigiles du Bataclan

Jesse Hugues explique ses déclarations polémiques par le traumatisme subi lors de l'attaque du 13 novembre.

Jesse Hugues, le chanteur des Eagles of Death Metal, le 19 février à Zagreb (Croatie).
Jesse Hugues, le chanteur des Eagles of Death Metal, le 19 février à Zagreb (Croatie). (CROPIX / SIPA)

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Le chanteur du groupe de rock qui se produisait au Bataclan au moment des attentats de Paris le 13 novembre s'est excusé, vendredi 11 mars, d'avoir exprimé des soupçons à l'encontre des vigiles, disant lutter contre le traumatisme subi. "J'implore le pardon, humblement, du peuple français, du personnel et des agents de sécurité du Bataclan, de mes fans, de ma famille, mes amis, et de toute autre personne blessée ou offensée par les accusations absurdes que j'ai faites", a déclaré Jesse Hughes, chanteur et guitariste des Eagles of Death Metal.

Dans une interview diffusée mercredi sur la chaîne américaine Fox Business, Jesse Hughes avait estimé que l'attaque, qui afait 90 morts, avait été préparée de l'intérieur de la salle de concert. Les insinuations "que quiconque affilié au Bataclan a joué un rôle dans les événements du 13 novembre sont non fondées et sans aucune base, et j'en assume l'entière responsabilité", a-t-il assuré dans un communiqué. 

"Je ne suis plus moi-même depuis le 13 novembre"

Jesse Hughes avait exprimé des soupçons à l'encontre des vigiles, suggérant que certains d'entre eux appartenaient à l'EI. Il a déclaré qu'il s'était très vite senti mal à l'aise quand il était arrivé au Bataclan, qu'un vigile en coulisses l'avait évité du regard et que six agents de sécurité manquaient à l'appel.

"Les déclarations insensées de M. Jesse Hughes", également qualifiées de "diffamatoires", "sont à mettre sur le compte du lourd traumatisme subi", avait estimé la direction du Bataclan dans un communiqué. Le rockeur a lui aussi mis ses accusations sur le compte du traumatisme, disant "être en proie à des cauchemars incessants et essayer, en suivant une thérapie, de trouver un sens à cette tragédie et à cette folie".

"Je ne suis plus moi-même depuis le 13 novembre", a continué Jesse Hughes, qui avait précisé dans l'interview ne donner que son avis tandis que l'enquête de police suivait son cours. Le chanteur avait évoqué une hypothèse similaire dans un entretien au magazine Vanity Fair, affirmant regretter de ne pas avoir "suivi [son] instinct" quand le preneur de son a repéré dans la salle, avant le concert, deux personnes qui avaient un comportement et un accoutrement atypiques pour des fans de rock. Hughes est connu pour ses prises de position droitières, inhabituelles dans le monde du rock, défendant par exemple le port d'armes aux Etats-Unis.