Réforme constitutionnelle : Manuel Valls et Nicolas Sarkozy jouent gros

L'Assemblée nationale adoptera, ou non, le projet de réforme de la Constitution demain, mercredi. Aujourd'hui, le Premier ministre et le président des Républicains ont cherché à resserrer leurs rangs.

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FRANCE 3

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Les députés se prononceront demain, mercredi 9 février, sur le projet de réforme de la Constitution. Aujourd'hui, l'heure était aux discussions à gauche comme à droite. Manuel Valls a tout fait pour dramatiser l'enjeu. Danielle Sportiello rapporte que face au groupe socialiste ce matin, le Premier ministre a avancé un argument : "Voter contre la réforme, c'est mettre en difficulté le gouvernement et mettre en minorité le président de la République". Les récalcitrants sont sous pression.

François Fillon défie Nicolas Sarkozy

"Au même moment, Nicolas Sarkozy était dans le groupe Les Républicains pour le convaincre de voter oui, ce qui n'est pas gagné car François Fillon mène la fronde contre le oui", poursuit la journaliste de France 3. L'ancien chef de l’État a sorti un autre argument : "En cas de nouvel attentat, on nous demandera des comptes".

"Un rejet de la réforme serait un échec personnel pour le Premier ministre. Quant à Nicolas Sarkozy, il ne veut pas perdre la bataille du oui face à son ancien Premier ministre François Fillon, dans la perspective de la primaire de la droite bien sûr", conclut la journaliste de France 3.
 

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Manuel Valls à l'Assemblée nationale lors de la présentation du projet de réforme constitutionnelle, le 5 février 2016. 
Manuel Valls à l'Assemblée nationale lors de la présentation du projet de réforme constitutionnelle, le 5 février 2016.  (LIONEL BONAVENTURE / AFP)