Le Parlement prolonge l'état d'urgence jusqu'au 26 mai

Après le Sénat, l'Assemblée nationale a approuvé le texte, mardi soir.

L'hémicycle lors de questions au gouvernement, le 25 novembre 2015
L'hémicycle lors de questions au gouvernement, le 25 novembre 2015 (CITIZENSIDE/YANN BOHAC / AFP)

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Feu vert pour une extension de trois mois. Le Parlement a entériné, mardi 16 février, par un large vote de l'Assemblée, la prolongation jusqu'au 26 mai de l'état d'urgence, instauré après les attentats de novembre. Le projet de loi a été adopté par 212 votes pour, 31 contre et 3 abstentions. Le texte avait déjà été approuvé, la semaine dernière, par les sénateurs, par 316 voix contre 28.

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avait auparavant défendu le bilan de l'état d'urgence et son maintien, face aux critiques notamment sur le faible nombre de procédures judiciaires ouvertes pour terrorisme depuis la mise en œuvre de ce régime d'exception. Le gouvernement a fait valoir que l'état d'urgence a permis, à ce jour, plus de 3 000 perquisitions administratives, 400 assignations à résidence et un potentiel attentat déjoué grâce à une perquisition.

25 votes défavorables de plus qu'en novembre

L'Assemblée avait validé à la quasi-unanimité, en novembre dernier, une première prorogation de l'état d'urgence pour trois mois, jusqu'au 26 février. 551 députés avaient voté pour, 6 contre (trois socialistes : Pouria Amirshahi, Barbara Romagnan et Gérard Sebaoun ; trois écologistes : Isabelle Attard, Sergio Coronado et Noël Mamere) et une élue s'était abstenu (la socialiste Fanélie Carrey-Conte). 

Dans un hémicycle seulement à moitié rempli mardi, la plupart des députés socialistes, radicaux de gauche, Les Républicains et UDI ont voté favorablement, tandis que les écologistes se sont partagés entre pour et contre et que les élus du Front de gauche ont quasiment tous voté contre.