Etat d'urgence : une trentaine d'armes saisies dans les milieux de l'ultra-droite en Gironde

Au moins une personne a été arrêtée et placée en garde à vue, mercredi, et une trentaine d'armes et plus de 200 kg de "munitions de tous types" ont été saisies.

Une des perquisitions a eu lieu à Libourne (Gironde), le 20 janvier 2016.
Une des perquisitions a eu lieu à Libourne (Gironde), le 20 janvier 2016. (GOOGLE MAPS)
France Télévisions

Mis à jour le
publié le

Deux perquisitions administratives "dans les milieux de l'ultra-droite violente" en Gironde ont abouti, mercredi 20 janvier, à l'interpellation de deux personnes, selon une source policière. Une trentaine d'armes et plus de 200 kg de "munitions de tous types" ont également été saisis.

policiers et gendarmes ont mené cette opération, décidée dans le cadre de l'état d'urgence, sans incident, dans ces milieux "suivis par la Direction générale de la sécurité intérieure" (DGSI).

Qui sont les personnes interpellées ?

Selon une source proche du dossier, la première perquisition a eu lieu à Belin-Béliet chez "un marginal d'une quarantaine d'années appartenant à la mouvance ultra-droite". Il "n'a pas été déféré devant le parquet parce qu'une expertise psychiatrique a été demandée", a-t-elle ajouté.

La deuxième perquisition a eu lieu à Libourne "chez son fils, âgé de 26 ans et un peu moins marginal, il était en formation depuis peu. Il sera déféré devant le parquet cet après-midi", selon la même source proche du dossier. Selon la source policière, cet homme a déjà été condamné pour avoir jeté un cocktail Molotov sur la mosquée de Libourne.

Quelles sont les armes saisies ?

La perquisition chez le père "a permis la découverte d'un arsenal de 29 armes, dont 13 armes longues et 16 armes de poing, ainsi que de 200 kg de munitions de tous types et notamment du matériel permettant la confection artisanale de munitions à base de sulfate de potassium", selon la source proche du dossier.

La perquisition chez le fils "a donné lieu à la découverte de trois armes longues et de 300 munitions" qui n'étaient "pas autorisées ou déclarées", a-t-elle poursuivi.

Une troisième perquisition s'est déroulée à Pessac "chez la compagne du fils, où l'on a retrouvé trois armes", a complété la source proche du dossier.