Déchéance de nationalité : l'Assemblée nationale adopte la révision constitutionnelle

Le débat est pourtant loin d'être terminé. Le texte sur la révision constitutionnelle vient seulement de franchir la première étape.

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FRANCE 3

Mis à jour le , publié le

Les députés ont adopté mercredi 10 février le très controversé projet de loi de révision de la Constitution. Rassuré, Manuel Valls n'a pas attendu longtemps pour s'exprimer. À la sortie de l'hémicycle, le Premier ministre est apparu satisfait et confiant : "Je me réjouis que cette première étape de cette révision ait été franchie".

Une première étape décisive

Le vote favorable a été favorable au chef du gouvernement mais la gauche est profondément divisée. Sur 284 députés socialistes, 83 ont voté contre, et 36 se sont abstenus. Les frondeurs ne désarment pas. Désormais, la balle est dans le camp du Sénat et pour aller jusqu'au Congrès, le texte doit être adopté dans les mêmes termes par les deux assemblées. La mission est impossible pour François Fillon. Le député des Républicains parle d'ailleurs d'un "texte qui n'ira jamais au Congrès parce qu'il n'y a pas de majorité des 3/5e au Congrès pour le voter". Ce texte, qui instaure l'état d'urgence et la déchéance de nationalité pour les personnes condamnées pour terrorisme, a franchi une première étape décisive. Mais le feuilleton est bien loin d'être terminé.

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Manuel Valls devant les députés à l'Assemblée nationale, le 9 février 2016.
Manuel Valls devant les députés à l'Assemblée nationale, le 9 février 2016. (JACQUES DEMARTHON / AFP)